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Chronique d'un jeune généalogiste

Category: #ChallengeAZ2017 (page 2 of 3)

#ChallengeAZ : Q comme Quid du mariage?

La recherche d’un mariage peut être une prise de tête sans fin. Surtout quand on a des doutes et des hypothèses à vérifier. Mon SOSA 608, DELABERTARIE (DELAS(Z)UBERTARIE) Louis me mène en bourrique. Il est né à Cruzy le 9 novembre 1694 et y est inhumé le 17 mai 1742. Sa famille est « nouvelle » à Cruzy avec l’arrivé de son père, surement de Montblanc, village qui deviendra leur patronyme. De son union avec Marie GUIRAUDE je connais la naissance de Louis en 1714, mais quid de son mariage?

Famille DELABERTARIE Louis

C’est là que la recherche commence. Rien dans les actes de Cruzy, le nom de GUIRAUD n’est pas présent! L’acte de naissance de son fils donne un indice! La marraine est est Marie Geneviève LAUDE de St Gignan. Il faut comprendre Saint-Chinian, village viticole des Hauts-Cantons. J’ai beau passer tous les registres, rien n’y fait, je ne retrouve pas le mariage.

Acte de baptême de DELABERTARIE Louis le 18 mai 1714 – AD34 92EDT20 110/407

Le salue viendra encore une fois par les archives des notaires. Alors que les notaires de Saint-Chinian sont en train d’être relevé par le Cercle Généalogique de Languedoc, on nous donne la solution. Il existe bien un contrat passé entre Louis DELABERTARIE et Marie GUIRAUDE le 26 novembre 1697 à Saint-Chinian.

Extrait du Contrat de Mariage de Louis LASUBERTARIE et Marie GUIRAUD – AD34

Malheureusement l’acte de mariage reste (et restera) introuvable à Saint-Chinian (lieu de naissance et de résidence de la mariée) à cause d’une lacune entre octobre 1697  et février 1698. En revanche, ce contrat est une mine à exploiter, pouvant me permettre de débloquer cette branche et de comprendre les relations si particulières que pouvait avoir la famille DELASUBERTARIE avec les notables des villages.

#ChallengeAZ : P comme Photos de mariage

Quelle émotion d’avoir les photos de mariage de ses arrière grand parents!

Le 11 juillet 1935, après être passé devant le maire la veille, Josette DELAMARRE et Pierre BRIALLART se retrouve en l’église Saint Martin de Favresse (Marne). A la sortie de l’église, le photographe est là pour immortaliser ce jour de fête.

Les mariés et leurs enfants d’honneur – Collection privée

Ce jour là, la famille est présente et les enfants d’honneurs sont heureux de participer à la cérémonie.

Pierre et Josette – Collection privée

Pierre et Josette, les nouveaux mariés, à la sortie de l’église.

Cortège des mariés – Collection privée

D’après ma grand-mère et de gauche à droite, il s’agirait de Jacques DEGERMANN, futur contre-amiral et capitaine de vaisseau du porte avion Clemenceau, Nicole, sa sœur et Françoise BRULLIARD aux bras de ?.

Parents BRIALLART et DELAMARRE – Collection privée

A gauche les parents BRIALLART, Maurice et Eugénie MASSE. A droite les parents DELAMARRE, Maurice et Amélie AUBERGE. Deux familles de propriétaires et agriculteurs qui s’unissent pour leur exploitation.

Cortège des mariés – Collection privée

D’après ma grand-mère, Jacques THIVET ayant épousé une soeur de Josette et Henri DEGERMANN un cousin.

Grands parents – Collection privée

Il pourrait s’agir des grands parents des mariés. A gauche je suppose DELAMARRE Paul, officier du mérite agricole et sa femme MARTEL Juliette ou MASSE Eugène, chevalier du mérite agricole et sa femme GEOFFROY Marie. A droite, il s’agit d’Emile AUBERGE, un grand père qui n’aimait pas trop les enfants et dont la canne est un mauvais souvenir de ma grand-mère, avec sa femme Pauline CAILLE.

Cortège des mariés – Collection privée

Des membres du cortège des mariés.

Cortège des mariés – Collection privée

Les frères THIVET, Marcel MONIER et tante Marguerite? Aucune certitude.

Cortège des mariés – Collection privée

Des adolescents bien sage et distingués.

Cortège des mariés – Collection privée

Il pourrait s’agir des frères BRULLIARD, Yves avec le noeud noir (gauche) et Jean-Marie avec le noeud blanc (droite), aux bras de ?

Tchéchoslovaques en tenu traditionelle – Collection privée

Des femmes tchéchoslovaque venu travailler à la ferme de Tournay dont est originaire Josette DELAMARRE et qui sera reprise par Pierre.

Merci à ma grand-mère, Elisabeth BRULLIARD pour leur aide.

#ChallengeAZ : O comme Ouverture de nouvelles pistes

Comment l’entraide et le partage d’information m’ont-ils permis d’ouvrir de nouvelles pistes? Quand j’ai découvert un mariage sur Paris entre deux de mes ancêtres, j’ai un petit peu paniqué. Pierre DELAMARRE et Pauline ARNOULT se sont probablement dit « oui » sur Paris juste avant 1850. Avec la disparition des archives, il est difficile de remonter ces branches.

J’ai donc dans un premier temps lancé un appel à l’aide sur Twitter, car je ne maitrise pas du tout les recherches sur Paris. Quand Manu de Ancêtres vos papiers se propose de m’aider, j’accepte volontiers en espérant qu’il puisse trouver quelque chose. Mes recherches m’indiquent que le mariage a eu surement lieu le 28 septembre 1844 en l’église Saint Laurent de Paris 10. Il se propose gentiment de récupérer l’acte reconstitué.

Acte de mariage reconstitué Pierre DELAMARRE et Pauline ARNOULT – AD75

Acte de mariage reconstitué Pierre DELAMARRE et Pauline ARNOULT – AD75

Pour l’acte de mariage religieux, je dois faire une demande directe auprès du service des archives puisque ce dernier se trouve dans un registre en mauvais état. J’ai donc également obtenu une copie.

Acte de mariage religieux entre Pierre DELAMARRE et Pauline ARNOULT – AD75 D6J671

Au-delà de ces informations, c’est en effectuant une simple recherche sur Généanet que je réalise une belle découverte. Une tombe semble exister au Père Lachaise où l’on retrouve Pierre DELAMARRE, Pauline ARNOULT. Merci le programme, Sauvons nos tombes! Tous les noms me parlent! Pierre, Pauline, mais aussi 2 de leurs enfants, Georges et Albert. Bref en plus de pouvoir continuer à remonter cette lignée, je réalise une découverte que je n’aurai jamais pu faire sans l’entraide.

Tombeau de la famille ARNOULT DELAMARRE

Plaque dans le tombeau de la famille DELAMARRE ARNOULT

 

#ChallengeAZ : N comme archives Notariales

Pour un mariage, le passage chez le notaire est quasi systématique chez nos ancêtres. Cela début par le contrat de mariage, que nous avons déjà vu. Mais il existe d’autres actes en rapport avec l’union de nos ancêtres. Voici quelques exemples:
Le consentement à mariage qui est une autorisation paternelle pour autoriser un mariage. On le retrouve en cas d’absence du père ou de mariage loin de la résidence des parents.
La sommation respectueuse qui permet a un individu majeur et prétendant au mariage, dont les parents refusent le consentement, de leur demander conseil en vue de l’union. C’est un document très intéressant pour comprendre la mentalité et les relations inter-famille.
Avec le contrat, on retrouve la constitution/restitution de dot, qui permet d’établir la dot des futurs époux (et à l’inverse, la restitution de la dot en cas de dissolution du mariage). La quittance de dot qui permet au mari de reconnaitre avoir bien reçu la dot de sa femme.

 

Je vous invite aussi à relire mon LT de la conférence de Marie Odile MERGNAC lors du Salon de Généalogie de la mairie du 15ème.

 
 
 

Bref, il ne faut pas se contenter seulement du contrat de mariage.

#ChallengeAZ : M comme Martel ou Dorchies, fille légitimée

Quand Juliette Louise MARTEL (sosa 61) se marie à Paul DELAMARE (sosa 60) le 15 avril 1873, en la mairie du 10ème à Paris, il est indiqué qu’elle était née le 12 aout 1851, à Lille (Nord) de César Adrien François MARTEL et Catherine Honorine DORCHIES. Cette information obligatoire sur les actes de mariage permet de remonter facilement la généalogie de nos ancêtres.

Acte de mariage de DELAMARRE Paul et MARTEL Juliette – AD75 V4E3655 70/138

En recherchant dans les archives de la ville de Lille, je trouve une naissance, le 13 aout 1851, d’une Juliette Louise DORCHIES, fille naturelle de Catherine Honorine DORCHIES. On a le même prénom, la même mère mais pas de père à la naissance. Si l’on reprend les définitions que nous avons vues dans l’article E, une fille naturelle est issue d’une relation non légitime (sans mariage). Elle a donc pris le nom de sa mère, DORCHIES. A noter une information importante, un dénommé Charles MARTEL, âgé de 29 ans est présent et témoin de la naissance.

Acte de naissance de Juliette MARTEL – AD59 5 Mi 044 R 16388/795

La prochaine étape a été de retrouver le mariage entre César et Catherine, parents officiels dans l’acte de mariage de leur fille. On le retrouve à Lille le 20 janvier 1853, 1 an et demi après la naissance de Juliette. C’est dans cet acte que l’on retrouve une information capitale, la reconnaissance et légitimation de la naissance de Juliette. En effet, après la déclaration par le maire de l’union de mes ancêtres, et seulement après cette déclaration, le couple avoue. César et Catherine reconnaissent et légitiment une fille née de leur œuvre avant ce mariage.

Acte de mariage de MARTEL César et DORCHIES Catherine – AD59 5Mi044R221 458/874

Acte de mariage de MARTEL César et DORCHIES Catherine – AD59 5Mi044R221 459/874

La boucle est bouclée, Juliette est reconnue…. Oui, mais sa mère, Catherine est dite fille naturelle… C’est donc reparti pour un tour de recherche!

#ChallengeAZ : L comme Lieu de mariage

Quel lieu choisir pour le mariage?

Durant l’Ancien Régime jusque récemment, la question ne se pose pas. C’est dans le lieu de résidence de la future mariée que doit se dérouler la célébration. Que ce soit l’église ou la mairie, c’est quasiment toujours le cas.
Des cas peuvent compliquer nos recherches, comme les bateliers. En effet, leur vie est rythmée par le transport fluvial. Ils vont de ports en ports en remontant ou descendant un ou plusieurs fleuves. Retrouver un mariage devient compliqué puisque les unions peuvent avoir lieu loin des origines de la famille.

Par exemple ma sosa 105, WATTIAU Victorine Antoinette est née à Condé sur l’Escaut (Nord) le 3 février 1815. son enfance se déroule autour de Condé et Vieux Condé où je retrouve la naissance d’une soeur (qui est aussi ma sosa 99) mais surtout sur l’Escaut (Nord) où ses parents sont bateliers. Quand je retrouve son mariage, je vous laisse deviner quel est le fleuve qui traverse le village? L’Escaut bien entendu! Elle se mariera le 12 février 1840 à Lourches (Nord) avec Dominique LAMBERT, ajusteur aux mines.

Famille de batelier, cas des WATTIAU – Hérédis 2017

Personnellement, le lieu de mariage sera mon village d’origine! Tout simplement pour profiter de la cérémonie sans subir les « mariages » à la chaîne des grandes villes.
Vais-je compliquer les recherches des futurs généalogistes?

#ChallengeAZ : K comme Kilomètres, distance de mariage

Comment la technologie est venue au secours de ma généalogie!

Aujourd’hui coup de projecteur sur Filae sans qui cet article ne pourrait pas avoir lieu. Depuis ma mission G7, j’essaye de reconstituer toutes les familles de mes sosas sur 7 générations.

Quand je me suis intéressé à la famille Pierre PATOIR et sa femme Rosalie BATAILLE, originaire du Nord de la France, je découvre 7 enfants, dont 6 se marieront. L’aînée Emile Joseph est né le 27 aout 1837, à Raismes (Nord) chez ses parents. Je découvre qu’il meurt, en 1880, à Valenciennes, je ne suis pas vraiment étonné. On y retrouve deux informations. L’information principale de cet acte, c’est le lieu de décès: l’hospice de l’hôtel-Dieu. J’ai essayé d’effectuer des recherches sans succès pour le moment pour connaître la raison, mais je soupçonne un problème psychiatrique. Ce n’est que supposition, mais sa mère a été internée à l’asile de Bailleul où elle mourra seule….

Acte de décès de PATOIR Emile à l’Hotel-Dieu de Valenciennes – AD59 1MiEC606R040 301/441

L’autre information concerne sa situation matrimoniale puisque l’on apprend qu’il était marié à Marie MATHIEU. Impossible de mettre la main dessus….. jusqu’à la recherche sur Filae. Rien dans les communes de Raismes, Valenciennes, Odomez…. C’est en élargissant les recherches que je suis tombé sur un mariage à Epinal dans les Vosges. Et j’y retrouve mon Emile Joseph PATOIR, épousant le 15 avril 1865, Marie MATHIEU.

Recherche du mariage de PATOIR Emile sur Filae

Une question persiste, que faisait il à 450 kilomètres de chez ses parents? Ce n’est pas vraiment un village voisin. J’y apprends qu’il est mentionné comme jardinier ou garde-rivière, est-ce un métier qui l’amène si loin ou son service militaire? Pas de réponse pour le moment sans avoir accès à plus de documents.

#ChallengeAZ : J comme Jeune mariée

Etait-il possible de se marier seul à tout âge?

La réponse est non! Pour se marier, il faut l’accord des parents si les futurs ne sont pas majeurs. La majorité est fixée à 30 ans pour les hommes et 25 ans pour les femmes de 1556 à la Révolution. A la Révolution l’âge est abaissé à 21 ans pour les deux sexes. Le Code Civil Napoléonien va confirmer cette règle, mais va aussi apporter une nouvelle notion de majorité matrimoniale. Elle sera alors fixée à 25 ans pour les hommes et 21 ans pour les femmes. Ce n’est qu’en 1907, que l’on verra le retour de la majorité unique à 21 ans.

Etait-il possible de se marier à n’importe quel âge?

La réponse est encore non! Jusqu’en 1792 on considère que l’âge pubère (c’est-à-dire apte à se marier) est de 14 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles. De la Révolution au 29 ventôse an XII, une légère modification est apportée avec 15 ans pour les garçons et 14 ans pour les filles. Il faut attendre le Code Civil Napoléonien pour voir cet âge se fixer à 18 ans pour les garçons et 15 ans pour les filles. Bien entendu, comme nous l’avons vue avec le D comme Dispense, l’Eglise et l’Etat pouvaient accorder une dispense si nécessaire.

Dans ma généalogie, la plus jeune mariée est âgée de 16 ans d’après l’acte, il s’agit de Rosalie Elisa BATAILLE, sosa 107, qui épousa le 8 juin 1836 Pierre Joseph PATOIR, à Raismes (Nord). Rosalie était né le 14 juin 1820 à Raismes, ce qui confirme son âge de 15 ans et 11 mois.

Mariage entre Pierre PATOIR et Rosalie BATAILLE – AD59 5Mi053R044 863/1171

Mariage entre Pierre PATOIR et Rosalie BATAILLE – AD59 5Mi053R044 864/1171

 

#ChallengeAZ : I comme Illisible, un acte crucial

Tous les généalogistes ont un jour ralé contre un notaire, maire ou rédacteur dont la plume est illisible. Pour ma part, c’est la plume d’un petit curé de campagne. Quand on lit aujourd’hui les registres dont il avait la gestion, son écriture est très variable…. mais souvent  pas facile pour les actes concernant mes ancêtres.

Le plus ralant, c’est que ça concerne ma lignée agnatique, à savoir ROBERT ou ROUBERT en occitan. Mais, les registres nous sont parvenus en double, permettant une double transcription et donc une lecture de l’acte.

Acte de mariage ROUBERT Jacques et VENES Marie – AD34 1MIEC7/1 19/218

Acte de mariage ROUBERT Jacques et VENES Marie – AD34 5MI24/2 18/210

J’en conclu qu’il s’agit de l’acte de mariage de Jacques ROUBERT, fils de André et Marie DONNADIEU et Marie VENNES, fille de Anthoine et Marguerite BERGON. C’est donc bien l’acte concernant mes ancêtres, je peux continuer l’enquête.

 

#ChallengeAZ : H comme Histoire triste

Le mariage, c’est souvent un moment joyeux (bien que l’on puisse débattre sur certains mariages de nos ancêtres). De ces unions naissent des enfants et des moments qui ne donnent pas toujours le sourire.

Famille de ROUBY Paule – Hérédis2017

Pauline dite Paule ROUBY, sosa 91, s’est remariée à Guillaume FOUQUES, sosa 90, après la mort de son premier mari, Jean Pierre AUGE. Elle avait eu de cette première union deux enfants, Joseph, mort à l’âge d’un an, et Marie qui aura 6 ans au remariage de sa mère.

Le couple se marie en juillet 1847 à Villasavary (Aude) son village d’où elle est originaire. Un remariage « obligatoire » puisque Paule est mère, veuve mais surtout enceinte puisqu’elle accouchera début septembre 1847 d’un fils, Augustin. Augustin quittera sa famille à l’âge d’un an de maladie.

En 1849, c’est l’arrivée de ma sosa 45, Bathilde, qui sera suivie de l’annonce d’une petite sœur, en 1851. Des bonnes nouvelles qui seront de courte durée.

Paule, mère de 4 enfants dont 2 vivants, enceinte de 8 mois environ va vivre une terrible épreuve. Son mari va s’éteindre à l’âge de 57 ans, le 22 mars 1851, la laissant seule dans une situation complexe. On imagine alors le sentiment particulier qu’elle a dû avoir lors de la naissance de Rosalie, sa dernière fille, le 8 avril 1851, 17 jours après la mort de Guillaume.

La vie des couples de nos ancêtres n’est pas un long fleuve tranquille.

NB: Difficile d’aller plus loin car les Archives de l’Aude ne sont pas en ligne après 1872.

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