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Chronique d'un jeune généalogiste

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#RDVAncestral – Jules Lacombe au coeur de la Bataille de Zillisheim

Après quelques semaines d’absence, me voici de retour pour ce RDVAncestral. Partons 103 ans en arrière, le 19 août 1914, vers 17h entre Zillisheim et Flaxlanden proche de Mulhouse rencontrer mon AAGP, Jules Emile Lacombe.

Alors que je remonte le 7ème bataillon du 296ème Régiment d’Infanterie, je me place dans les premières lignes, à côté de Jules, rythmant notre marche avec son tambour. Il me raconte sa mobilisation.

Il était dans les vignes de Quarante, petit village proche de Béziers dans l’Hérault quand il a appris la nouvelle. La France vient de déclarer la guerre à l’Allemagne. Le 3 aout, il est dirigé vers Béziers où vient d’être constitué le 296 Régiment d’Infanterie dont il fera parti. Il embarquera le 12 août en direction de Montbéliard, où le régiment entrera dans la 66ème Division de Réserve.

Bataille de Zillisheim-Flaxlanden 19 aout 1914

 

Les ordres sont tombés rapidement, direction Mulhouse. Après un cantonnement à Traubach le Haut le 18 août, il me dit qu’il marche depuis 5h, ce matin direction le Rhin. Les supérieurs sont formels, les Allemands ont fui l’Alsace. Sur des kilomètres, nous pouvons voir les colonnes par quatre composées de milliers de soldats. Au loin devant nous, on distingue les Dragons du 19ème qui partent en direction de Zillisheim, mais le pont est barricadé. Nous allons faire le tour avec la 22ème compagnie par le Nord et Brunstatt. Proche de la forêt, nous sommes surpris par un feu nourri de l’armée Allemande. A mes côtés, Jules qui menait le rythme avec son tambour est blessé au flanc par un tir de fusil. Il est alors amené au niveau de l’ambulance n°1 de la 66ème Division pour les premiers soins.

Forêt entre Flaxlanden et Zillisheim

Lisière du bois, lieu possible de sa blessure.

Alors qu’au loin nous entendons les tirs des fusils et les bruits des canons, nous allons avec Jules vers Zillisheim, un village au sud où vient d’être installé un hôpital de fortune. On se retrouve au petit séminaire avec 1 200 autres soldats français. Les pertes sont énormes pour cette première bataille. La canonnade durera une grande partie de la nuit.

Petit Séminaire de Zillisheim, hôpital de fortune en 1914.

Jules va souffrir jusqu’au 21 août, où il rendra son dernier souffle. Son certificat de décès est réalisé par François Blayac, officier d’administration de 2ème classe, gestionnaire de l’ambulance n°1 de la 66ème Division.

Stèle de la bataille de Zillishiem-Flaxlanden en hommage au 296 RI

Rarement cité dans les journaux de marche, ni dans aucun autre document sur cette bataille, je rends hommage à mon ancêtre Jules Emile Lacombe. Le 19 août 2015, j’ai été convié par la mairie de Zillisheim à la cérémonie d’hommage de cette bataille, où le 97ème Régiment d’Infanterie alpine subira d’énormes pertes. J’ai pu y réaliser quelques photos des lieux de la bataille et du lieu probable de sa blessure. Malheureusement, je n’ai pas pu accéder à un registre particulier tenu par le curé de la paroisse Flaxlanden, le père Peter. Ce dernier a mentionné les différents lieux de sépultures (en mentionnant parfois les noms) de 389 français et 33 allemands sans faire de différence. 

Souvenir de la Bataille de Zillisheim-Flaxlanden, le 19 aout 2015

L’outil d’Intégration Individuelle de Généanet

Depuis quelques mois, Généanet propose une extension WordPress pour illustrer nos articles d’une fiche de nos ancêtres. Passé un peu inaperçu, je vous propose de suivre pas à pas son installation et l’utilisation.

Installation :

L’actuel texte de présentation de l’outil étant en anglais (mais en cours de traduction), je me permets de vous donner les grandes lignes pour l’installation.

La première chose est de télécharger et d’installer l’extension Généanet Embedded Individual. Pour cela, dans le Menu Extensions -> Ajouter, il suffit de rechercher le module.

Une fois installé, il est recommandé de faire la même démarche avec l’application Shortcake qui permettra de faciliter l’intégration de la fiche Généanet sur vos articles. (*)

Lors de la rédaction d’un article, il vous suffira de cliquer sur « Add Post Element ».

Une fenêtre s’ouvrira pour insérer la fiche dans l’article.

En cliquant dessus, il suffira de compléter les informations nécessaire à l’intégration des données Généanet.

Dans l’onglet « URL de la fiche de l’individu » il vous faut renseigner le lien direct du site Généanet.

Le choix du type de lien permet de modifier la redirection de la fiche. Soit vers la fiche ou l’arbre sur Généanet.

Pour ma part, l’intégration sur l’article en cours de rédaction ne fonctionne pas, mais il semble que ce ne soit qu’un bug d’affichage.

Au final, on obtient une fiche simple avec les informations suivantes:

Photo, Nom et Prénons, n°SOSA, date et lieu de naissance, date et lieu de décès et date, parents et lieu de mariage. Ces informations sont intégrables dans toutes les langues de Généanet. 

Alexandre de RIOLS
N° Sosa :
Voir la fiche
Père :
Mère :
Alexandre de RIOLS
N° Sosa :
Voir l arbre
Père :
Mère :

Utilisation :

Cette solution d’intégration de données est vraiment intéressante. Lors d’une monographie ou d’un article avec plusieurs protagonistes, les fiches Généanet permettent de situer et de visualiser en quelques secondes les grandes lignes de la vie d’un ancêtre! Facilement intégrable, on peut les placer au centre d’un article comme à sa fin.  De plus, en utilisant l’API de Généanet, la mise à jour des données sur le site, devrait mettre à jour la fiche de manière automatique.

L’extension étant récente, je félicite l’initiative et la facilité d’utilisation! Par la même occasion, je propose une idée pour compléter les fiches. La possibilité d’intégrer non pas la fiche mais un arbre réduit (2 générations) de nos ancêtres. Dans le cas de récits familiaux, cela pourrait permettre de bien situer les protagonistes. 

Bravo à Généanet, je vous laisse découvrir cette extension!

(*) Si vous n’utilisez pas l’extension Shortcake, vous pouvez insérer le code sans l’espace après le premier cochet: 

[ geneanet-embed-individual url= »LIEN DE LA FICHE » link_type= »FICHE OU ARBRE » / ]

Bilan du ChallengeAZ 2017

Il est l’heure du bilan pour ce challengeAZ 2017 qui vient de se terminer. Je n’entrerai dans aucune polémique, l’important reste le plaisir de la lecture et du partage.

Coté généalogie :

A la fin du ChallengeAZ 2016, j’étais content d’avoir franchi le cap de la création et la rédaction du blog, mais j’avais quelques déceptions. Cette année, je voulais faire plus clair et instructif. Le choix du thème s’est fait assez naturellement vu l’événement des prochaines semaines. Ma généalogie s’étant pas mal étoffée en une année, il y avait de la matière pour faire tout un challenge sur le sujet de l’amour et du mariage. Tout en rédigeant, j’ai pu aborder des sujets personnels, mais aussi plus technique en proposant des définitions de base ou des astuces de recherches. N’étant pas expert mais amateur, j’aime l’idée de partager pour aider d’autres amateurs.

Mais l’information majeure concernant ma généalogie a été de trouver un cousinage avec Odile, suite à l’article J comme Jeune mariée. Comme quoi le partage et l’écriture m’ont permis de trouver ma première cousine généalogique sur Internet.

  • Coté blog :

Entre le dernier challenge et début juin 2017, peu d’articles ont été mis en ligne. J’avais l’impression de n’avoir rien à dire.  Après une remise en question, j’ai commencé à prendre beaucoup de plaisir à écrire et illustrer mes articles. Le choix des lettres s’est fait naturellement, la rédaction était assez fluide. Au début du mois de juin, j’avais 20 articles sur 26, j’étais confiant sur ma participation. Je ne vous cache pas que la fin a été compliquée, mais j’y suis arrivé. 

Cette année, j’ai aussi accentué ma communication sur ma participation au ChallengeAZ. J’ai donc mis en place une double publication sur Twitter (7h30 et 18h30 en rappel). En plus des tweets, j’ai partagé mes publications sur Facebook. Depuis quelques mois, Généatom existe aussi sur Facebook. En étant membre de quelques groupes, j’ai obtenu de nouveaux lecteurs. Mais bien plus que des lecteurs car les échanges ont été nombreux. Conseils, remarques pertinentes et encouragements, sur Facebook, j’ai été surpris des discussions que l’on peut y avoir. Toutes les statistiques du blog ont été pulvérisées!

 

Pour conclure, un grand merci pour vos lectures, retours en commentaires. Maintenant, il est temps d’aller lire les autres participants sur leurs blog, Evernote ou Flipboard. Un grand bravo à tous les challengers et à nos deux coorganisatrices. A bientôt!

#ChallengeAZ : Z comme Zolie contrat

Quand on passe des mois dans les contrats de mariages de ses ancêtres paysans tarnais, on s’habitue à des dots de quelques livres et peu de matériel. Au moment de mes recherches sur la branche de ma grand-mère maternelle, je suis tombé sur le contrat de mariage de mes arrières arrières grands-parents, Maurice DELAMARE et Amélie AUBERGE. Un contrat passé devant Maitre Charles Firmin AUBERGE, cousin de la future, le 20 octobre 1900, à Melun.

On retrouve premièrement la liste des participants. Le futur et ses parents, la future et ses parents ainsi que sa grand-mère paternelle.
Les articles premier et second définissent les règles du mariages. Le régime matrimonial choisi est la communauté des biens suivant le code civil. Les dettes et hypothèques tenues avant l’union ne seront pas mises en commun.

Extrait du contrat de mariage DELAMARRE Maurice AUBERGE Marie – AD77 69E988

Les articles troisième à septième, vont définir l’apport des futurs.
Maurice apporte personnellement, habits, linges et divers effets personnels, la somme de 2 000 Francs et un droit de bail pour la ferme familiale d’Eprunes. Ses parents apportent en dot pour leur fils la somme de 150 000 Francs.

Extrait du contrat de mariage DELAMARRE Maurice AUBERGE Marie – AD77 69E988

Amélie se constitue personnellement en dot pour ses habits, linges et effet personnels, plusieurs obligations au porteur de la Ville de Paris, du Crédit foncier de France pour la somme de 1500 Francs environ et la somme de 3 000 Francs de la succession de sa grand-mère maternelle. Ses parents lui constituent en dot la somme de 7 000 Francs (en valeur de trousseau à l’usage du ménage) et 20 000 Francs en espèces. Sa grand-mère, veuve AUBERGE lui constitue également une dot pour la somme de 10 000 Francs en avance de donation.

Extrait du contrat de mariage DELAMARRE Maurice AUBERGE Marie – AD77 69E988

L’article huitième à quatorzième vont définir les différents possibilités en fonction des décès, divorces, remplois et autres utilisations.

On est loin des dots de mes petites familles tarnaises. Dans ce cas, il s’agit véritablement de propriétaires terriens aisés, responsables d’une à plusieurs fermes. D’autres contrat sont tout aussi passionnants, listant vaches, ânes, poulet et cochon de la ferme, ce qui donne une image claire de nos ancêtres.

#ChallengeAZ : Y comme xY, dernier mariage de ma ligne agnatique

Comme beaucoup de débutant, ma lignée agnatique a été la première étudiée. Mais ce n’est pas la plus facile! Les actes ne sont pas toujours évident comme l’acte de mariage de Jacques ROUBERT et Marie VENES. Le dernier mariage de cette lignée est celui de André ROUBERT et Marie DONNADIEU à Pardailhan, commune proche de Bize-Minervois. C’est un grand classique dans cette branche, résidence dans l’Aude mais mariage dans l’Hérault!

Famille ROBERT de Bize-Minervois

C’est le 3 février 1655, qu’en l’église Notre Dame de Pardailhan André et Marie se sont dit oui. Les parents des deux familles sont cités. On retrouve Olivier et Catherine PICON(NE) pour les ROUBERT, Jean et Cécile JEAN coté DONNADIEU.

Mariage de André ROUBERT et Marie DONNADIEU – AD34 1MiEC193/1 27/95

Mariage de André ROUBERT et Marie DONNADIEU – AD34 1MiEC193/1 27/95

Pour remonter plus loin, il faudra mettre son nez dans les archives notariales, mais coté Hérault ou Aude? 

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