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Chronique d'un jeune généalogiste

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#Geneatheme: Migration des gavachs

La migration de mes ancêtres ne fera jamais l’œuvre d’un livre. Sur quelques kilomètres, on se tourne autour et puis on rentre chez soi. Il faut attendre le 20ème siècle pour voir mes grands-parents maternels quitter le Nord et la Marne pour venir s’installer dans le Sud après un bref passage en Algérie. Coté paternel, rien de bien croustillant, si ce n’est une caractéristique. La migration des gavach dans le biterrois.

Qu’est-ce qu’un « gavach » ?

On emploi dans le biterrois (village autour de Béziers (34)) le terme de « gavach » pour parler d’un homme de la montagne, principalement originaire du Tarn, Haute Vallée de l’Orb et de l’Hérault. C’est aujourd’hui un terme peu valorisant, qui met rarement les gens en valeur. Et pourtant, qui n’a pas des origines tarnaises autour du biterrois ?
Dans ma généalogie, je retrouve pour le moment deux situations quasi identiques :

1- Mathieu SICARD, sosa 34, né à Boissezon (Tarn) le 6 novembre 1848, il viendra s’installer à Cruzy (Hérault) où il se mariera en 1872 avec SERRES Lucie (sosa 35) et en 1889 avec CORBIERES Marie. A noter que sa première femme est elle aussi originaire du Tarn puisqu’elle est née à Saint-Amancet le 17 juin 1854. Mathieu va avoir un rôle important dans ma famille puisqu’il viendra proposer ses bras pour le travail de la terre avant de lui même de devenir un petit propriétaire.
2- Marie PECH, sosa 43, née à Boissezon (Tarn) le 10 février 1862. Je pense qu’elle vient avec sa famille, mais je n’ai pas encore approfondi le sujet. Elle se mariera avec Jean MALATERRE à Quarante en 1885 pour fonder une famille..

Mathieu est l’ancêtre du côté de mon grand-père paternel.
Marie est l’ancêtre du côté de ma grand-mère paternelle.
On remarque une chose, les deux sont originaires du même village du Tarn. Cruzy et Quarante sont deux communes limitrophes, donc rien d’étonnant de les retrouver. Il y a de fortes chances qu’ils se connaissent (ou que la famille se connaisse) de près ou de loin.

Migration des Gavachs dans les années 1870

Pourquoi les gavachs ont migré ?

C’est le point le plus intéressant, mais il faut comprendre l’histoire locale.
Au début du 19ème siècle, la culture de la vigne progresse au détriment du blé, de l’élevage et de l’olive. On se dirige vers la conversion totale de la région en monoculture. Si l’on y ajoute l’arrivée du chemin de fer (environ 1870), la viticulture s’oriente vers une production de masse. Il y a donc un besoin important en main d’œuvre non qualifié et peu onéreuse, d’où l’arrivée massive de population du Tarn mais aussi d’Espagne. Ce besoin sera renouvelé après la crise du phyloxéra dans les années 1870.

Départ pour les vendanges

C’est donc dans l’espoir de trouver une vie meilleure, de travailler et s’épanouir que mes ancêtres sont venus s’installer dans la région. Autour de Béziers, on retrouve beaucoup de familles qui ont des origines tarnaises. Pour preuve, dans les classes de Béziers/Saint-Pons de 1889-1912, on retrouve 28% de jeunes hommes originaires du Tarn.
L’eldorado viticole aura une double action dans ma généalogie. La première est l’arrivée de mes ancêtres. La deuxième sera liée au développement dans la région des châteaux pinardiers autour des propriétés (souvent des copies ou inspirations de château bordelais), dont l’un sera acquis par mon arrière-grand-père, négociant en vin.

3ème Salon de Généalogie du XV, regard d’un jeune généalogiste.

Direction Paris et son Salon de Généalogie!

Après un réveil matinal (3h30), direction Paris et la mairie du XVème pour la 3ème édition du Salon de Généalogie. A mon arrivée, une première surprise : l’affluence. J’ai l’habitude de me déplacer pour le Salon de Généalogie de Mauguio (qui aura lieu le 18 et 19 mars prochain) et celui de Béziers. Deux salons rassemblant environ une quarantaine de stands pour le premier et une dizaine pour Béziers. On peut facilement marcher, discuter, échanger sans trop de problèmes. Mais à Paris, on est clairement dans une autre catégorie.

A l’entrée, on nous offre une brochure très bien faite, comprenant un plan du salon et un répertoire des associations par région. Toutes ne sont pas présentes, mais on dénombre plus de  60 stands. Au rez de chasussée, on retrouve les associations franciliennes, Filae avec 4 postes en démonstrations, la RFG (avec la présence de son rédacteur en chef) et Hérédis. La salle d’à côté est réservée pour les conférences. La majeure partie des stands se trouve à l’étage. Vous pouvez croiser des associations (par région), mais aussi Généanet, le SHD et quelques professionnels du secteur.

Cohue matinale depuis le stand de Généanet – Photo issu du profil twitter de Généanet

A 10h, c’est déjà la cohue ! ça pousse, ça râle, il est difficile de se frayer un chemin pour accéder au stand. Après un bref regard dans la salle de conférences, je pense avoir le temps de faire un petit tour avant de venir m’installer ! Grosse erreur, à 10h15, la salle est déjà pleine à craquer. C’est un mal pour un bien, je décide d’aller faire un tour sur les stands. Je commence par des associations régionalistes en fonction de mes ancêtres, demandant ce qu’ils proposent comme services, aides et solutions pour leurs membres. J’expose mes problèmes lors de mes différentes recherches et épines. Il est difficile d’obtenir une réponse… Soit le relevé n’est pas disponible sur l’ordinateur, soit l’exposant spécialiste n’est pas là, ou alors on montre peu d’intérêt à ma requête. Par chance je croise Marie Cappart (@histfamilles), que je ne manque pas de la saluer et je me renseigne sur son ouvrage «Le guide de la généalogie en Belgique ». J’ai quelques ancêtres autour de Valenciennes, du coup, j’ai régulièrement des échanges franco-belges suivant les périodes. Elle m’indique où me le procurer, ça sera une excellente lecture pour mon retour.

Le guide de la généalogie en Belgique par Marie Cappart

Je retourne au rez de chaussée, pour demander des explications sur les recherches à effectuer pour Paris. En effet, depuis quelques semaines, j’ai découvert un mariage parisien en 1844. Les registres n’étant plus là, j’ai bien du mal à trouver réponse. Et ce ne sera pas pour cette fois, on me certifie après une brève recherche qu’il sera très difficile d’obtenir une quelconque filiation sans plus d’informations… (Heureusement que l’on trouve un peu plus d’optimisme sur Twitter).

Ce n’est pas très motivé que je me dirige vers la salle des conférences pour écouter la fin de celle sur Généanet. La salle est toujours comble et les questions fusent. Quelques personnes quittent la salle, les places sont chères, je décide de m’installer rapidement cette fois ci. J’échange quelques mots avec mes voisines, on parle recherches, trouvailles, conseils et avis. Avant de débuter la seconde conférence sur les archives notariales, on nous propose de suivre quelques vidéos de Archives et culture que je ne connaissais pas. C’est court, drôle et plutôt bien fait.

LiveTweet des conférences

Début de la conférence, j’ose sortir un iPad, objet surprenant pour mes voisines. La conférence fera l’œuvre d’un LiveTweet sur mon profil @PharmaBebert, je vous invite à y jeter un œil. A la fin de cette première conférence, je retrouve Jenny  (@jlcscheiner) qui est arrivée trop tard pour suivre la conférence sur les archives notariales. On discute sur notre début de journée, Elise (@EliseGenealogie) nous retrouve (il faut dire qu’elle est reconnue sur le salon suite à ses belles vidéos), puis Fabien (@FabienLARUE), un autre sudiste. On suivra une dernière conférence, pour ma part, sur le SHD. Une conférence très intéressante, bien menée et enrichissante. Après une heure trente de conférences et questions, il est temps pour moi de quitter le salon et de retourner dans le sud. Mais vous pouvez retrouver les autres conférence en LiveTweet par Jenny.

Mon regard sur ce salon ?

Je suis agréablement surpris de l’affluence, il n’y a pas à dire, la généalogie attire et le salon est une réussite! Les participants sont « âgés » mais intéressés et dynamiques. Ma première remarque portera donc sur le lieu, qui n’est pas de taille pour recevoir autant de monde. L’effet de masse et le brouhaha nuisent aux échanges. Mais les salles sont surement rares et chères ce qui compliquer l’organisation. On voit quand même se constituer des petits groupes de généalogiste qui ne se connaissent pas, discuter de leur passion et échanger sur différents sujets. J’entends parler de Filae (qui est inconnu pour certain), de Généanet, des logiciels (Hérédis, Généatique). Les sujets tournent autour du numérique, des ordinateurs et pourtant… C’est à ce moment là que je m’aperçois l’étendue des dégâts. Rien de catastrophique, mais des images surprenantes. Des généalogistes d’un autre temps, portant comme les tortues, leur généalogie sur le dos. Des sacs pleins de papier avec arbres et fiches en sortant. Quand on pense qu’on peut faire tenir ces kilos de papier dans quelques grammes de technologie (ordinateur, tablette, téléphone).

Du coté des associations, c’est un peu la déception. La disponibilité et l’amabilité ne sont pas toujours au rendez-vous. Je les excuse car entre le nombre de demandes et le bruit, il ne doit pas être facile de tenir la journée.

Bref, je serai surpris de connaître les attentes des participants sur ce salon. Dans mon précédent article, j’ai listé mes attentes. Je voulais rencontrer des associations et discuter de mes problèmes de recherche. J’ai vite compris que ce ne serait pas possible dans ces conditions. Du coup, j’ai suivi les conférences comme beaucoup d’autres personnes, et c’était bien plus intéressant selon moi.

Alors quelles conclusions en tirer ? Quand on sait que le lendemain, Généatech tient son Assemblée Générale et souhaite organiser un Rootstech français, je me pose des questions. Les généalogistes français sont ils prêts ? Quid du numérique dans le quotidien des généalogistes ? Personnellement je me sens prêt, j’ai hâte de voir l’évolution et de continuer à progresser dans ma passion, et vous ?

Salon de Généalogie Paris XV, préparatifs et attentes

Demain s’ouvre à la mairie du XVe arrondissement la 3ème édition du salon de généalogie. Ce salon regroupe des associations de la France entière mais aussi des stands plus spécialistes pour retrouver la piste de nos ancêtres dans d’autres pays par exemple. Plusieurs conférences auront lieu sur différents sujets (recherches, technologies, partage) pour aider les généalogistes. J’y serai présent après quelques préparations voici mes attentes.

Préparatifs:

  1. J’ai mis à jour toutes mes bases de données en ligne. Grâce à Hérédis 2017, j’ai effectué une copie sur mon Macbook, et ma tablette. J’emporte avec moi le portable, la tablette et le téléphone, charge maximale et chargeur. Bien évidemment, de quoi écrire, même si la tablette me servira de principal support.
  2. Lister les départements d’où sont majoritairement originaires mes ancêtres et leur famille. Je les retrouve en France (02,08,11,31,34,51,59,62,75,77,81,91) et en Belgique.
  3. Faire le point sur les différentes associations présentes. Je regrette de ne pas avoir trouvé de plan ou listing précis par département déjà en ligne. On aura sûrement ces documents le jour J. L’objectif est d’aller vers les lieux et associations qui me sont le moins familier.
  4. Faire le point sur les conférences et choisir celles où je souhaite participer. Je ne connais pas les durées, mais il y a une grande chance pour que je sois aux 3 premières, c’est à dire: Utiliser Geneanet, par Benoît de Maigret (vendredi 10 mars à 10h30), Explorer les archives de notaires 1500-1900, par Marie-Odile Mergnac (vendredi 10 mars à 12h30) et Vos ancêtres à travers les archives militaires, par Sylvie Yéomans, SHD (vendredi 10 mars à 14h30). Je ne pourrais pas suivre celle de 18h30 sur l’histoire de la maison de nos ancêtres, heureusement un #GeneaLab a eu lieu dessus et retransmis sur Twitter.
  5. Faire le point sur la présence des camarades généabloggueurs pour nous retrouver, d’ailleurs nous devrions définir un point de rendez-vous?

Attentes:

Je sais que ce salon de généalogie est (et sera) très fréquenté. J’ai donc de fortes chances de n’avoir que peu de temps sur les stands, avec des bénévoles pris d’assaut. Mais je ne désespère pas pour trouver quelques solutions et informations pour faire avancer ma généalogie. L’échange sera mon principal mot d’ordre, j’irai donc aussi au-devant des différentes sociétés généalogiques présentes afin de récupérer peut être quelques informations pour le futur.

Les conférences risquent d’être passionnantes, du coup j’hésite entre faire l’élève studieux ou partager via un #LT sur Twitter. Dans tous les cas, un article récapitulatif de ma journée sera fait dans les jours suivants.

Pour finir, j’espère rencontrer et échanger avec le maximum de personnes. Je me considère encore comme un débutant, j’ai tellement à apprendre, que ce soit pour les recherches, le partage et l’écriture. C’est l’occasion de mettre un visage sur des noms, pseudonymes. Alors retrouvons-nous au 3ème Salon de Généalogie!

Demain matin réveil à 3h pour un départ à 4h30 direction Paris, il fait être fou pour venir depuis le Sud.

#RDVAncestral: Quand Pierre Théodore Honoré Delamarre rencontre Louis Pasteur

Pour ma première participation à un RDVAncestral, partons revoir la rencontre entre Pierre Delamarre et Louis Pasteur.

Mai 1881, à Pouilly-le-Fort, hameau de Vert-Saint-Denis (Seine et Marne)

Les temps sont durs depuis quelques années… Une drôle de maladie ravage nos troupeaux de moutons. J’ai perdu des bêtes en quelques heures, prise de folie, elles se mettent à courir avant de tomber raide, la sang noir comme du charbon. Un scientifique au nom de Pasteur aurait trouvé un remède miracle. Je ne sais pas quoi penser car mon voisin vétérinaire, Hippolyte Rossignol, n’y croit guère. Comment en injectant un produit dans nos bêtes nous pourrions les sauver? Nous en avons discuté ensemble pendant des heures sans rien n’y comprendre. En février dernier, il lui a proposé de venir faire ses expériences en public, dans sa ferme, afin de mettre à jour la supercherie.

Le clos Pasteur à Pouilly le Fort .
Lieu de l’expérience sur la vaccination des moutons contre la maladie du charbon. © Institut Pasteur – Musée Pasteur

Alors ce matin, je vais aller faire un tour chez Hyppolyte Rossignol, qui m’a invité en tant qu’ancien maire de la commune et voisin. En me rendant à la ferme, j’ai croisé du beau monde! Mon successeur à la mairie Mr Breton Jean Baptiste, le préfet de Seine et Marne Mr Patinot, le sénateur et Président du Conseil Général Mr Foucher de Careil, le maire de Melun Mr Marc de Haut,  on parle même de la venue d’un journaliste anglais du Times! En arrivant devant la ferme de Mr Rossignol, je n’avais jamais vu autant de monde à Pouilly le Fort, nous sommes plusieurs centaines de personnes curieuses de voir cette expérience.

Le Baron de La Rochette, président de la Société d’Agriculture de Melun expose les conditions de l’expérience: « Mr Pasteur, nous mettons à votre disposition 60 moutons. Dix ne subiront aucun traitement, 25 seront vaccinés en deux fois à 12 jours d’intervalle. Après 12 nouveaux jours, nous inoculerons la souche virulente de la maladie aux 25 moutons et à 25 autres qui n’auront pas reçu de vaccin. Ensuite, nous observerons les résultats. »

La foule acclame, et se prépare à voir la première expérience de vaccination en grand public. Je me trouve à côté de Mr le maire, nous sommes dans les premiers rangs. S’avance alors un homme de 60 ans environ, portant un belle barbe blanche, lunette sur le nez, protégé d’un tablier en cuir, c’est Mr Pasteur. Avec lui, toute une équipe! Mr Chamberland, Mr Roux ses plus fidèles associés et tout un équipage portage des malles remplis de verreries. Pasteur installe une table pendant que Chamberland prépare les seringues de Pravaz. Les employés de Mr Rossignol attrapent les moutons. Les uns après les autres, on leur injecte un liquide soi-disant miracle. Beaucoup de monde rigole, comment sauver des bêtes en les empoissonnant? C’est absurde! A la fin de la journée, tout ce beau monde quitte Pouilly-le-Fort.

La vaccination des moutons, contre la maladie du charbon. © Institut Pasteur – Musée Pasteur

Vaccination anticharbonneuse. Expérience de Pouilly le Fort en 1881. © Institut Pasteur – Musée Pasteur

Durant les jours qui suivent, nous voyons régulièrement passer Mr Pasteur. Il vient vérifier l’état du troupeau. Le 17 mai, son équipe est revenu pour la seconde injection, et le 31 mai, il a été décidé d’injecter une souche très virulente à toutes les bêtes. Afin de rendre l’expérience plus comparative, ils ont injectés la souche en alternance entre les moutons non vaccinés et les moutons vaccinés. Mr Pasteur nous donne rendez vous le 2 juin pour les résultats.

Séance de vaccination anticharbonneuse dans un laboratoire. © Institut Pasteur – Musée Pasteur

2 Juin 1881, à Pouilly-le-Fort, hameau de Vert-Saint-Denis (Seine et Marne)

Ce 2 juin, tous les grands noms sont de retour. Mr Pasteur semble confiant, il va nous présenter les résultats: « Les 25 moutons vaccinés se portent à merveille. Sur les 25 moutons non vaccinés, nous avons 22 morts du charbon. » A ce moment là, on voit s’effondrer au fond de l’enclos 2 nouveaux moutons. Mr Chamberland s’exclame: « 24 à présent Mr Pasteur ». Il esquissa un léger sourire. « Tout à fait Charles et je pense que le dernier ne passera pas la journée. » Mr la Baron de La Rochette s’avance à la tribune: « Cher Pasteur, je pense que vous venez de trouver le remède à nos problèmes. Nous allons enfin pouvoir protéger nos troupeaux de la maladie noire! » C’est au tour de Mr Rossignol:  » Mr Pasteur, j’ai pu douter de vos expériences, mais les résultats sont bien là! Vous avez sauvé une partie de mon troupeau par la vaccination. » Une grande cérémonie s’en suivra, sans Mr Pasteur, reparti vers Paris pour rédiger son compte-rendu pour l’Académie des Sciences

Vaccination publique des moutons contre la maladie du charbon à Pouilly-le-Fort © Institut Pasteur – Musée Pasteur

En rentrant chez moi ce soir là, j’ai pu confier à ma femme Pauline que je venais de voir une des plus belles choses de vie. Un homme est capable de protéger nos moutons de la maladie du Charbon. Notre élevage pourra reprendre sans la peur de voir partir nos bêtes. Je ne connaissais pas ce Mr Pasteur, mais il me semble que c’est un génie.


D’après une histoire familiale validée par des sources généalogiques.

Sources: Compte-rendu de l’Académie des Sciences par Mr Pasteur sur son expérience à Pouilly-le-FortLouis Pasteur et Pouilly-le-Fort d’après l’Ecole de Pouilly,  La Vie de Louis Pasteur, Photos issus de la Photothèque Pasteur.

#Geneatheme: Paléographie mon amour

Quand on débute la généalogie, on arrive plus ou moins vite à l’Ancien Régime et ses nouvelles épreuves. Des registres moins précis, une écriture plus ou moins hasardeuse, des notaires pressés. En remontant ma branche du Tarn, je me suis vite trouvé bloqué par l’absence d’information dans certains actes. Quand les actes classiques (BMS) ne suffisent plus, on passe souvent par les registres notariaux. Et pour ceux qui ont des ancêtres tarnais, nous avons une chance énorme (et je pèse mes mots): La Base Rigal. C’est tout simplement une table des contrats de mariages des notaires tarnais de 1670 à 1800, basé sur le dépouillement de membres et mis en ligne gratuitement. Si on couple cette base au Fil d’Ariane, on tombe sur ce qu’il y a de plus sympa en généalogie: l’entraide.

Contrat de Mariage de LACGER Pierre et SAISSAC Jeanne,  8/12/1715 à Puylaurens (Tarn)

Prenons l’exemple de mes ancêtres LACGER Pierre et SAISSAC Jeanne (sosa 1 128 et 1 129) marié le 9 janvier 1716 à Poudis (Tarn). Par le biais de la Base Rigal, je retrouve un contrat passé à Puylaurens devant Maitre DELAVAL le 8 décembre 1715. en voici la copie:


Contrat de mariage de LACGER Pierre et SAISSAC Jeanne – AD Tarn – 3E35/150 – Folio 462

Au nom de Dieu soit fait amen cejourd’huy


Contrat de mariage de LACGER Pierre et SAISSAC Jeanne – AD Tarn – 3E35/150 – Folio 462

huitieme du mois de decembre mil sept cens quinze avant
midy dans puilaurens dioceze de Lavaur senechausse de Toulouse
regnant tres chretien prince louis par la grace de dieu roy de
france et de navarre pardevant moi notaire royal et tesmoins bas
nommés constitués en leurs personnes pierre Lacger fils de
Jean travailleur et de feu Jeanne Maury habitants du consulat de
Poudis acisté de sondit pere dune part et Jeanne Saissac veuve
de françois flourensse laboureur habitante du consulat dudit
Poudis acistée de Bernard guillaume et Jean Saissac ses freres
d’autre part, Lesquelles parties de leur bon gré se sont promis
reciproquement lun a lautre de se rpendre en mariage loyal et
legitime a la premiere requisition de lun deceux apres que les
anonces auront esté publiées en face de l eglize catholique
apostolique romaine pour support des charges dequel
mariage ladite Saissac feuture espouze se constitue en dot la
somme de trente livres sept sols qui luy reste due de celle de
cinquante livres de dot que noé saissac son pere luy auroit
constitué dans le contrat de son mariage avec ledit feu flourensse
receu par Maitre Caire notaire du jour de sa dette et laquelle
somme de trente livres sept sols elesdits lacgers pere et fils
pourront se faire payés aux héritiers dudit saissac son pere quand
bon leur sembera, des interets de laquelle somme ladite Saissac
future espouze declare en estre payée jusques a ce jourd huy
es de plus ladite Saissac future espouze se constitue en dot
un lit garny de boitte et coussin remplys de plumes quatre
linsseuls toile comune les deux fins et les deux autres grossiers


Contrat de mariage de LACGER Pierre et SAISSAC Jeanne – AD Tarn – 3E35/150 – Folio 463

une couverte laine blanche, un habit de cadis, et une caisse
boissau avec ses ferrements, lesquels susdits meubles les dits
lacgers pere et fils declarent avoir receu ay devant de la future
espouze en espece a la reserve de deux linsseuls lun fin et lautre
grossier qui restent dus a icelle par lesdits héritiers Saissac es dont lesdits
Lacgers pourront aussi se les faire payés auxdits héritiers Saissac
tous lesquels meubles avoit esté constitués a la dite future espouze
par ledit feu Saissac son pere dans le susdit contrat de mariage avec
ledits feu flourensse et en recevant leadite somme de trente livres
sept sols seront tenus les dits lacgers pere et fils de la reconnaitre
en faveur de la dite Saissac future espouze sur tous es chacun leurs
biens meubles immeubles presans et avenir avec le droit
daugmant suivant la coutule du presant pays comme ils
reconnaissent presantement en espece sur leurs dits biens les
meubles par eux cy dessus receux declarant ledits futurs
espoux que ses biens peuvent valloir la somme de trente
livres, es pour ce dessus observés les dites aprties chacune comme
le concerne a obligé ses biens soumis aux rigeurs de justice
presant les Sieurs Jean Jacques Nabes maitre orphevres et jean
jacques Clarenc habitant dudit puilaurens soubsignés les dites parties
et autre susnommés ont dit ne savoir de ce requis es moy


Comme on peut le voir, le contrat n’est pas très compliqué lire (même si je pense faire des erreurs). N’étant pas un expert dans le domaine, j’ai pu m’exercer grâce à ces actes notariés, mais aussi par les cours proposés par le Cercle de Généalogie de Languedoc dont je fais partie. Au final, alors que je n’étais pas capable de lire les textes anciens, grâce à l’entraide généalogique, j’ai pu avoir accès à un grand nombre de document. C’est une formidable base de travail pour s’exercer régulièrement à l’exercice.

#Geneatheme: J’organise mon année généalogique

Quelle chance, Sophie de la Gazette des Ancêtres réveille les Geneathemes quand je décide d’écrire un article. Quoi de mieux pour organiser mon année de généalogie que de commencer par un bilan.

Le blog a été lancé avec le ChallengeAZ 2016. Une belle expérience pour apprendre à écrire, commencer à partager sa généalogie, interagir avec une communauté. Malheureusement, suite à ce Challenge, pour des raisons professionnelles, j’ai dû préparer un déménagement (je me rapproche des mes ancêtres) et changer d’officine. Par conséquent, très peu de temps pour écrire et continuer la vie du blog! Mais j’ai quand pu prendre le temps de donner mon avis sur le sujet de fin d’année: Filae.

Côté généalogie, en regard avec le M du ChallengeAZ, j’ai débuté la lignée de ma grand-mère maternelle. J’essaye de m’y focaliser ces derniers temps car suite à un problème de santé de ma grand-mère, j’aimerais recueillir le plus de souvenir de sa part et perpétuer la mémoire de la famille. J’ai également continué la reconstitution des familles avec l’ajout des enfants pour chaque couple connu.

Faisons le point sur mon fichier au 01 janvier2017, d’après Hérédis 2017 et Généanet:

Arbre généalogique Thomas ROBERT Janvier 2017

Arbre Janvier 2017

robert-thomas-suivi-des-recherches

Suivi des recherches Janvier 2017

L’arbre s’est bien rempli, l’outil Suivi des recheches de Hérédis 2017 permet de suivre et de vérifier les oublis…. comme l’absence des actes concernant mes parents.

Organisons l’année 2017:

  • Côté blog: – Utiliser les geneathemes pour continuer l’écriture en fonction des sujet.

– Améliorer le blog (fonctionnalité, navigation…)

– Partager mes recherches

– Participer au ChallengeAZ2017

  • Côté généalogie:    – Débuter les recherches sur le domaine familial

– Participer à une rencontre entre généabloggueur (Peut-être en Mars pour le Salon de Généalogie si j’arrive à monter une journée sur Paris)

  • Mission G7 pour 2017(1): Le fil rouge de mon année 2017. Compléter ma généalogie complète jusqu’à la 7ème génération.
    • Pourquoi? Car cela concerne mes ancêtres jusqu’à la révolution (c’est un peu plus simple que l’Ancien Régime)
    • Finalité: Remplir un arbre généalogique papier offert par mon frère  pour l’exposer au prochain Noël.
  • Côté personnel:

Un nouvel acte va s’ajouter en Juillet 2017 avec mon mariage. Il va donc falloir ruser pour concilier préparation du mariage, vie personnelle, professionnelle et passions!

Bonne préparation à tous, au plaisir de vous lire cette année!

(1) sur une idée de Jimbo Généalogie: Objectif G10

 

 

Filae, est-ce le début de l’ubérisation de la généalogie?

L’uberisation est un mot à mode, que l’on peut définir comme un service de mise en relation quasi directe du client avec l’offre grâce aux nouvelles technologies. Peut-on appliquer cette définition à la nouvelle plate-forme de généalogie: Filae?

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Si vous ne connaissez pas cette plateforme, je vous invite à lire l’article de Brigitte (@chronique92) sur son blog. Pour résumé, l’une des nouvelles offres de Filae est l’indexation quasi complète des archives du 19ème siècle déjà en ligne sur les Archives Départementales. En plus de la simple indexation que l’on peut connaitre par certaines associations, Filae nous renvoie directement vers une page et l’acte concerné. C’est LA valeur ajoutée dans le service. C’est donc un énorme gain de temps pour vérifier une filiation ou retrouver un ancêtre « baladeur ».

Certaines généalogistes trouvent que c’est une perte d’intérêt dans la recherche, d’autres (dont moi) trouvent que c’est une véritable révolution. Mais des questions me restent sans réponse. D’après la RFG, Filae s’est engouffré dans une brèche en copiant (aspirant) les numérisations des archives pour les indexer et revendre son service, alors que de nombreuses archives ne souhaitent pas voir leurs images commercialisées. A noter que les archives ont été informées par courrier, mais vont elles répondre et accepter?

Quand on connait le cout de la numérisation des registres, je ne vois pas comment ces dernières vont laisser l’exploitation gratuite de leurs images.

Cette ubérisation va engendrer de nombreux changements pour différents acteurs:

  • Les archives et leurs images numérisées qui peuvent considérer cet acte comme un vol. A eux de réagir, en proposant l’indexation collective par exemple?
  • Les généalogistes. Plus besoin de chercher? On va trouver plus facilement? Certes, mais il restera des exceptions, et surtout, ne nous arrêtons pas à ces 3 actes de vie! Nos ancêtres ont eu une vie plus riche que ça.
  • Les généalogistes professionnels, qui vont devoir améliorer leur offre, surtout si les registres paroissiaux seront indexés prochainement. Filae risque de leur prendre le marché de la recherche d’ancêtres disparus. Pour contrer Filae, il faudra aller plus loin que le BMS (NMD) et élargir l’offre, comme le font déjà certains professionnels!

Maintenant reste à voir le futur, la réaction des généalogistes et des archives. Vont elles continuer à numériser (et donc à payer) pour se faire copier les images? Filae est il au début de son indexation de masse? Est-ce viable à long terme?

En tout cas, jusqu’au 8 décembre, je vais essayer ce nouveau service et voir l’évolution de Filae! Mais je pense que nous allons assister à de nombreux débats, Filae révolutionne la généalogie!

#ChallengeAZ: Z comme Zut c’est déjà fini

Et voilà, c’est fini! Après 25 articles, voici le dernier…. de ce challenge.

J’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger ces articles, même si je me suis pris un peu tard. L’écriture n’est pas une chose facile, l’illustration a souvent manqué dans mes articles, mais je vais m’améliorer.

Très heureux de vous avoir lu, d’avoir échangé, il est temps pour nous de finir les lectures, mais aussi de préparer la saison prochaine. J’ai déjà ma petite idée!

À bientôt, au gré des découvertes!

#ChallengeAZ : Y comme vas-Y montre nous ton arbre!

J’avoue, pour aujourd’hui, c’était pas facile de trouver un article! Donc je vous montre mon arbre, environ 1 ans et quelques mois de travail. Comme j’ai pu le dire dans mon article sur mes Missions, il est grand temps de développer la branche de ma grand-mère maternelle.

ArbreJuin2016.jpg

Mon arbre en Juin 2016

 

#ChallengeAZ : X comme Xtreme gentillesse

On arrive presque à la fin de ce challenge AZ, et je souhaiterai remercier nos interlocuteurs réguliers en généalogie: les Archives Départementales et Municipales.

Quand on débute, on commet souvent des erreurs dans nos recherches, on fait sortir de l’oubli certains registres, puis on se rend compte que l’on s’est trompé. J’ai souvent été mal à l’aise quand j’ai rapporter un registre après 30 secondes de recherches, car ce n’est pas le bon, erreur de ma part lors de la saisie. Et je n’ai jamais eu de la part du personnel des Archives (souvent les Archives Départementales de l’Hérault) une remarque ou réflexions. Bien au contraire, j’ai toujours trouvé une aide afin d’affiner mes recherches et me faire découvrir d’autres sources.

Quant aux demandes en mairie, je dois souligner la grande rapidité de certains qui m’ont permis de récupérer une copie de l’acte d’un de mes ancêtres en moins de 48 heures. De même que les réponses parfois négatives, qui permettent d’éviter une attente interminable.

Sans vous, on ne pourrait pas avancer dans notre loisir, sans vous, nos ancêtres tomberaient peut-être dans l’oubli.

Merci beaucoup pour votre aide.

Stift Konzept - Merci!

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