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Chronique d'un jeune généalogiste

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#ChallengeAZ : I comme Illisible, un acte crucial

Tous les généalogistes ont un jour ralé contre un notaire, maire ou rédacteur dont la plume est illisible. Pour ma part, c’est la plume d’un petit curé de campagne. Quand on lit aujourd’hui les registres dont il avait la gestion, son écriture est très variable…. mais souvent  pas facile pour les actes concernant mes ancêtres.

Le plus ralant, c’est que ça concerne ma lignée agnatique, à savoir ROBERT ou ROUBERT en occitan. Mais, les registres nous sont parvenus en double, permettant une double transcription et donc une lecture de l’acte.

Acte de mariage ROUBERT Jacques et VENES Marie – AD34 1MIEC7/1 19/218

Acte de mariage ROUBERT Jacques et VENES Marie – AD34 5MI24/2 18/210

J’en conclu qu’il s’agit de l’acte de mariage de Jacques ROUBERT, fils de André et Marie DONNADIEU et Marie VENNES, fille de Anthoine et Marguerite BERGON. C’est donc bien l’acte concernant mes ancêtres, je peux continuer l’enquête.

 

#ChallengeAZ : H comme Histoire triste

Le mariage, c’est souvent un moment joyeux (bien que l’on puisse débattre sur certains mariages de nos ancêtres). De ces unions naissent des enfants et des moments qui ne donnent pas toujours le sourire.

Famille de ROUBY Paule – Hérédis2017

Pauline dite Paule ROUBY, sosa 91, s’est remariée à Guillaume FOUQUES, sosa 90, après la mort de son premier mari, Jean Pierre AUGE. Elle avait eu de cette première union deux enfants, Joseph, mort à l’âge d’un an, et Marie qui aura 6 ans au remariage de sa mère.

Le couple se marie en juillet 1847 à Villasavary (Aude) son village d’où elle est originaire. Un remariage « obligatoire » puisque Paule est mère, veuve mais surtout enceinte puisqu’elle accouchera début septembre 1847 d’un fils, Augustin. Augustin quittera sa famille à l’âge d’un an de maladie.

En 1849, c’est l’arrivée de ma sosa 45, Bathilde, qui sera suivie de l’annonce d’une petite sœur, en 1851. Des bonnes nouvelles qui seront de courte durée.

Paule, mère de 4 enfants dont 2 vivants, enceinte de 8 mois environ va vivre une terrible épreuve. Son mari va s’éteindre à l’âge de 57 ans, le 22 mars 1851, la laissant seule dans une situation complexe. On imagine alors le sentiment particulier qu’elle a dû avoir lors de la naissance de Rosalie, sa dernière fille, le 8 avril 1851, 17 jours après la mort de Guillaume.

La vie des couples de nos ancêtres n’est pas un long fleuve tranquille.

NB: Difficile d’aller plus loin car les Archives de l’Aude ne sont pas en ligne après 1872.

#ChallengeAZ : G comme Grossesse rapide?

Avec l’arrivée de Hérédis 2017, nous avons eu de nouvelles options de recherches dites « intelligentes ». L’une d’elles permet de trouver les enfants conçus avant le mariage. C’est à dire les enfants nés moins de 9 mois après la date de mariage de leurs parents. On peut imaginer la situation cocasse de la cérémonie du mariage quand l’une de mes ancêtres se présente devant le maire enceinte de 7 mois.

Je retrouve au final 8 situations plus ou moins identiques. On peut en supprimer 2, MARTEL Juliette, née naturelle puis reconnue et légitimée et PERILLIER dont je ne connait pas précisément la date de mariage.

Enfants conçus avant le mariage de leurs parents – Hérédis2017

La naissance la plus rapide est celle de FOUQUES Augustin, né 62 jours après le mariage de Guilhaume FOUQUES et Paule ROUBY.

Mais LACOMBE Joseph (sosa 80) n’est pas en reste avec une arrivée 78 jours après le mariage de ses parents.

Cette option de recherche est très intéressante car elle permet de mettre à la lumière des informations dont nous aurions pu passer à travers. Avez vous des situations identiques? Un autre record?

#ChallengeAZ : F comme mariage en Famille

Parfois les familles s’unissent, nous avons vu cela l’an dernier avec le #ChallengeAZ: E comme Endogamie.

Cette année, j’ai choisi le mariage entre frères et sœurs….. de familles différentes. Mes arrières grands tantes se sont unis avec deux frères (union pour consolider l’entreprise des deux frères, mais ce fut un échec…). N’ayant pas encore les actes, partons voir un peu plus loin avec la famille Pages et Fédou dans le Tarn.

La famille Fédou Jean – Crespi Catherine, c’est au moins un frère et une sœur.

Famille Pages-Fédou – Hérérdis 2017

La sœur, Marie, va s’unir le 30 vendémiaire an IX avec Bernard Pages.

Mariage entre PAGES Bernard et FEDOU Marie – AD81 4E288005_05 51/79

Le frère, Simon, sosa 142 va s’unir le 27 pluviôse an X avec Marianne Pages, la sœur de Bernard.

Mariage entre FEDOU Simon et PAGES Marianne – AD81 4E142001_15 18/50

Ces unions permettent aux familles de consolider leurs relations en unissant leurs forces et moyens.
Il existe des cas plus rares où les mariages sont consécutifs en date voir marier le même jour, mais je n’ai pas encore rencontré ce genre de cas dans ma lignée SOSA.

#ChallengeAZ : E comme Enfants

Après le mariage viennent (souvent) les enfants…  Mais ce n’est pas toujours le cas. Il existe quelques exceptions en fonction de nos ancêtres, voici quelques définitions des différents cas de naissances que l’on retrouve en généalogie:

  • Enfant légitime : Enfant issu de l’union (mariage) de ses parents.
  • Enfant reconnu : Naissance reconnue par déclaration solennelle d’un des parents. Les parents n’étant pas mariés, l’enfant est souvent naturel, reconnu et illégitime. Cette reconnaissance se fait par un acte pouvant avoir lieu plusieurs semaines après la naissance.
  • Enfant naturel : Souvent fruit d’une relation non légitime, l’enfant est dit « engendré par sa mère », il portera son nom.
  • Enfant légitimé : Enfant naturel devient légitimé par le mariage de ses parents. Cela implique le port du nom du père et le droit d’héritier.
  • Enfant adultérin : Enfant issu d’une relation adultère, la mère de l’enfant était mariée avec un homme qui n’était pas le père lors de la conception.
  • Enfant trouvé : Enfant dont on ne connait aucun des parents.

Mère abandonnant son enfant.

Ces différentes définitions peuvent être variables en fonction du parcours de l’enfant. Par exemple, un enfant naturel et illégitime peut être reconnu par son père mais toujours pas légitime. Il faudra attendre le mariage pour le légitimé.

#ChallengeAZ : D comme Dispenses de mariage

Certains mariages ont été interdits de tout temps: mariages entre personne déjà mariée, mariages entre père et fille, mère et fils, entre frère et soeur…. Mais certains obstacles peuvent être surmontés via une dispense civile ou religieuse (en fonction des époques).

Les empêchements religieux:
  • Vice de consentement: Absence de totale liberté de la part d’un des fiancés.
  • Existence d’un précédent mariage: Si le premier conjoint n’est pas décédé.
  • Incapacité physique: impuissance.
  • Liens familiaux: Depuis le Concile de Trente, interdiction de mariage entre cousins issus de germain (4ème degré canonique).
  • Liens spirituels: Entre parrain/marraine et le filleul.
  • Remariage trop rapide: il faut respecter un temps de veuvage avant de se remarier mais ce temps varie.
  • Les temps clos: Pas de mariage pendant les temps de prières et recueillement (Carême, Avent).

Les liens de parenté selon le droit canon – www.guide-genealogie.com/guide/parente.html

Les empêchements civils:
  • Mariage entre ascendants et descendants directs.
  • Existence d’un précédent mariage.

Les liens de parenté selon le droit civil – www.guide-genealogie.com/guide/parente.html

Si l’on se retrouve dans une de ces situations, il existe alors une alternative pour réaliser quand même le mariage: la dispense de mariage. Ces dispenses sont parfois très utiles, comme celles pour mariage consanguin puisque elles donnent la généalogie des deux parties. Ces dispenses sont généralement signées par l’évêque ou même le Pape contre une somme d’argent. Il existe quelques exceptions, comme les dispenses dites de pauvreté qui permette à une femme de se remarier par la survie de la veuve et ses enfants.

Personnellement, je n’ai jamais retrouvé une dispense de mariage pour un de mes ancêtres, mais j’ai déjà croisé des actes signés par l’évêque conservé dans les registres paroissiaux.

#ChallengeAZ : C comme Contrat de mariage

Le contrat de mariage est le document notarial signant la convention en vue d’un mariage entre les deux parties. Ce document est extrêmement intéressant pour connaître la situation de la famille (parents vivants ou morts), mais aussi la composition de l’apport de chaque partie (composition des dots, statuts des biens, succession).

Sous l’Ancien Régime, signer des documents en présence d’un notaire est très fréquent. Quelle que soit la classe sociale des parties, un contrat est signé avant mariage. Avant signature, la famille des futurs époux négocient les échanges et fixent l’avenir de leurs enfants. A noter que depuis 1850, si un contrat a été passé, il est mentionné dans l’acte de mariage avec nom et résidence du notaire ainsi que la date.

Contrat de mariage

Composition d’un contrat de mariage:

Un contrat de mariage est généralement constitué toujours de la même manière:

  • Un préambule où le notaire fait acte de foi et précise les mentions relatives à l’acte (date, état civil des époux (nom, prénom, date et lieu de cérémonie, domicile et profession)  et familles). Il termine par l’autorisation et le consentement des parents.
  • Les promesses formelles de mariage, en présence des témoins
  • Le choix du régime matrimonial
  • L’apport de chacun des futurs (Dot)
  • Mention des témoins et signatures

A partir de 1804 et le Code Civil ( ou Code Napoléon), les actes se structurent par articles distincts. Différents régimes matrimoniaux feront leur apparition au fur et à mesure.

Dans ma généalogie, j’essaye au maximum d’utiliser les contrats de mariages. C’est un nid d’informations sur la vie de nos ancêtres. Par exemple, mes ancêtres tarnais n’avaient que des dots minimes si l’on compare aux dots de mes ancêtres de la Marne. Dans le contrat  Delamare/Aubergé , on retrouve en apport plusieurs comptes et titres, mais aussi des pièces de terre et différents animaux. Mais on verra ça plus tard!

#ChallengeAZ : B comme Bans de mariage

Depuis le Concile de Latran (1215) et de Trente (1563), la publication des bans de mariage est obligatoire. Elle doit être faite dans les paroisses des deux futurs époux 3 semaines avant la date de la célébration. L’intérêt est de rendre publique l’imminence d’un mariage et de permettre de veiller à ce que toute personne soit à même de s’y opposer en démontrant d’éventuels empêchements. (Parenté des époux, polygamie, mariage forcé).

Quel est l’intérêt pour la généalogie?

Avant tout, les publications des bans et leur conservation ne sont pas parfaites. Mais quand les registres existent, ils ont un véritable intérêt quand on ne connait pas le lieu de mariage de son ancêtre. Même si la mention de l’endroit exact du futur mariage n’est pas précisée, tous les lieux des deux fiancés sont évoqués. (Lieu de naissance et de domicile). Souvent, on retrouve le lieu d’habitation des parents.

BandeMariageROBERTAntoninSICARDLucie-1897-06-13-1

Ban de Mariage de ROBERT Antonin et SICARD Lucie – AD34 3E96/14

Il ne reste plus qu’à les explorer une par une pour remonter la piste de son ancêtres.

#ChallengeAZ: A comme Amour

Quand on a participé une fois au #ChallengeAZ, on a envie de se relancer dans le bain! C’est long et éprouvant mais aussi passionnant et enrichissant.

L’an dernier, c’était le fouilli. Je n’avais pas de thème précis, les articles sont partis dans tous les sens, la visibilité n’était pas bonne. Cette année, je voulais mettre en place de la clarté en m’imposant un thème large et peu complexe! Mais je ne savais pas comment aborder le sujet. Travaillant depuis le début d’année sur ma mission G7, ce thème aurait pu être intéressant mais n’étant pas terminé, il était impossible d’en faire mon sujet principal.

Quand on est en manque d’inspiration, le plus simple est de prendre un peu de recul, et regarder devant soi! Personnellement, j’ai mon mariage qui va avoir lieu fin Juillet! Un nouvel événement à rentrer dans ma généalogie, mais surtout une idée de thème. S’intéresser à l’Amour dans ma généalogie à travers les mariages, mais aussi toutes ces histoires si particulière de mes ancêtres.

L’amour et la Généalogie

Je vous donne rendez-vous du lundi au samedi afin de découvrir mon #ChallengeAZ

#Geneatheme: Migration des gavachs

La migration de mes ancêtres ne fera jamais l’œuvre d’un livre. Sur quelques kilomètres, on se tourne autour et puis on rentre chez soi. Il faut attendre le 20ème siècle pour voir mes grands-parents maternels quitter le Nord et la Marne pour venir s’installer dans le Sud après un bref passage en Algérie. Coté paternel, rien de bien croustillant, si ce n’est une caractéristique. La migration des gavach dans le biterrois.

Qu’est-ce qu’un « gavach » ?

On emploi dans le biterrois (village autour de Béziers (34)) le terme de « gavach » pour parler d’un homme de la montagne, principalement originaire du Tarn, Haute Vallée de l’Orb et de l’Hérault. C’est aujourd’hui un terme peu valorisant, qui met rarement les gens en valeur. Et pourtant, qui n’a pas des origines tarnaises autour du biterrois ?
Dans ma généalogie, je retrouve pour le moment deux situations quasi identiques :

1- Mathieu SICARD, sosa 34, né à Boissezon (Tarn) le 6 novembre 1848, il viendra s’installer à Cruzy (Hérault) où il se mariera en 1872 avec SERRES Lucie (sosa 35) et en 1889 avec CORBIERES Marie. A noter que sa première femme est elle aussi originaire du Tarn puisqu’elle est née à Saint-Amancet le 17 juin 1854. Mathieu va avoir un rôle important dans ma famille puisqu’il viendra proposer ses bras pour le travail de la terre avant de lui même de devenir un petit propriétaire.
2- Marie PECH, sosa 43, née à Boissezon (Tarn) le 10 février 1862. Je pense qu’elle vient avec sa famille, mais je n’ai pas encore approfondi le sujet. Elle se mariera avec Jean MALATERRE à Quarante en 1885 pour fonder une famille..

Mathieu est l’ancêtre du côté de mon grand-père paternel.
Marie est l’ancêtre du côté de ma grand-mère paternelle.
On remarque une chose, les deux sont originaires du même village du Tarn. Cruzy et Quarante sont deux communes limitrophes, donc rien d’étonnant de les retrouver. Il y a de fortes chances qu’ils se connaissent (ou que la famille se connaisse) de près ou de loin.

Migration des Gavachs dans les années 1870

Pourquoi les gavachs ont migré ?

C’est le point le plus intéressant, mais il faut comprendre l’histoire locale.
Au début du 19ème siècle, la culture de la vigne progresse au détriment du blé, de l’élevage et de l’olive. On se dirige vers la conversion totale de la région en monoculture. Si l’on y ajoute l’arrivée du chemin de fer (environ 1870), la viticulture s’oriente vers une production de masse. Il y a donc un besoin important en main d’œuvre non qualifié et peu onéreuse, d’où l’arrivée massive de population du Tarn mais aussi d’Espagne. Ce besoin sera renouvelé après la crise du phyloxéra dans les années 1870.

Départ pour les vendanges

C’est donc dans l’espoir de trouver une vie meilleure, de travailler et s’épanouir que mes ancêtres sont venus s’installer dans la région. Autour de Béziers, on retrouve beaucoup de familles qui ont des origines tarnaises. Pour preuve, dans les classes de Béziers/Saint-Pons de 1889-1912, on retrouve 28% de jeunes hommes originaires du Tarn.
L’eldorado viticole aura une double action dans ma généalogie. La première est l’arrivée de mes ancêtres. La deuxième sera liée au développement dans la région des châteaux pinardiers autour des propriétés (souvent des copies ou inspirations de château bordelais), dont l’un sera acquis par mon arrière-grand-père, négociant en vin.

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