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Chronique d'un jeune généalogiste

Tag: généalogie (page 2 of 15)

Géné@2017, que retenir?

J’ai participé ce samedi 2 décembre 2017 à Géné@2017, les assises de numériques organisées par la Fédération Française de Généalogie dans les locaux des Archives Départementales des Yvelines. Membre de Généatech, j’avais proposé mon aide pour animer un atelier. 

Rendez vous matinal à 8 h 30 pour récupérer nos badges et mettre en place le matériel pour nos ateliers. Non sans difficulté, mais nous y sommes parvenus !

Le premier atelier, sur le thème de la « Création d’un blog » fait salle comble ! J’ai eu le plaisir d’animer cette séance avec Elodie, mais aussi avec le soutien de Jean-Marc pour nous épauler. 

Le second sera sur le thème du « Suivi des blogs et leurs actualités » avec un trinôme composé de Marielle, Evelyne et moi même. 

J’ai apprécié partager ce moment avec les autres conférenciers et congressistes. Un bémol, malheureusement (et malgré les nombreuses demandes de la part de Généatech), les congressistes n’avaient pas forcément d’outil informatique avec eux.  Cela n’aura pas empêcher les nombreux échanges et la participation active des congressistes. 

Après un bon repas, direction les exposants pour discuter et échanger sur divers sujets, puis la conférence de Guillaume de Morant sur la Généalogie et l’ADN. Le sujet a été traité de façon simple mais efficace. Rien de bien nouveau pour moi, mais cela fait le job  ! J’ai bien apprécié la franchise et les conseils du conférencier pour se « protéger » ou du moins essayer. Va falloir franchir le cap et se lancer !

Salle de lecture accueillant de nombreux exposants

Fin d’après midi avec l’atelier de Brigitte et Jean Marc sur la cartographie. Un sujet technique mais très bien mené, avec des explications claires et concrètes, ça donne envie de s’y mettre !

Au bilan que retenir de Gene@2017? Rencontrer et échanger avec les généablogeurs présents, c’est un vrai régal! Ravi de mettre un visage sur des pseudos! Le temps n’a pas découragé la motivation des intervenants ni des exposants ! Pas facile avec cette fraicheur ! Retenons le positif et préparons l’avenir !

Dans les pas de mes ancêtres – Hameau des Fargoussières Quarante

Nouvelle destination dans les pas de mes ancêtres, le hameau des Fargousssières dans la commune de Quarante. J’ai toujours entendu parler de ce hameau dans la famille. Du côté de mes grands-parents paternels, on y retrouve une partie de la famille PETIT. Sûrement un cousinage à rechercher vu la taille du hameau. Aujourd’hui, seule une quinzaine de familles résident encore sur place. Pour s’y rendre, il faut passer par Quarante ou Cruzy.

Hameau des Fargoussières

Entre pinèdes et garrigues, on comprend vite que l’activité principale du hameau est la viticulture. Il ne reste aujourd’hui que deux familles de viticulteurs, mais le hameau en comptait une quinzaine au début du siècle dernier. Quelques brebis et chèvres devaient compléter le tableau afin de rendre en partie autonome les Fargoussières. Tout autour, on retrouve quelques métairies et bergeries dont il ne reste presque rien.

Vieille bâtisse sur la route des Fargoussières

Mon idée première dans la visite de ce hameau est de comprendre sa localisation, et le mode de vie de ses résidents. Pour guide, rien de tel que d’être accompagné de mes grands-parents. Sur le chemin, anecdote sur la balade du dimanche de Papi Jean (le père de ma grand-mère) où il pouvait voir par beau temps la mer, les Pyrénées et les deux villes (Béziers et Narbonne). En arrivant dans le hameau, nous sommes tombés sur un résidant. Il nous raconte la vie du hameau et on lui explique nos origines.

Maison des Fargoussières

On parle d’une croix qui a été déplacée par Mr PETIT afin d’éviter d’être abîmé lors des travaux. Mon grand-père se souvient de ce Mr PETIT, il venait rendre visite à sa mère et on le présentait comme cousin. Mr PETIT étant décédé, arrive au même moment sa fille. Nous avons pu échanger sur des histoires locales, les propriétés voisines et la vie du hameau.

Juste avant de partir, ma grand-mère se présente, puisque son père est originaire du village de Quarante. Elle explique que son père possédait une maison qu’il avait obtenu de sa mère, qui l’avait elle-même eue en héritage d’un ami de famille sans descendance. Comme le hasard fait bien les choses, il s’avère que notre guide du jour est l’actuel propriétaire de cette maison. Nous en faisons en rapide tour, mais nous ne voulons pas déranger. 

Croix de Juillet à Quarante (entre les Fargoussières et Fontanche)

La visite continue avec les croix des écarts du village et notamment la Croix de Juillet. Ma grand-mère venait dans sa jeunesse en procession pour demander la pluie pour les cultures. Pour elle, cette croix était proche du village, ce qui n’est pas du tout le cas. On se retrouve à cinq kilomètres de la place du village, au milieu des vignes. Elle reconnaît la croix, caractérisé par un croissant remplaçant l’ancienne Rose-Croix en pierre détruite vers 1919. La visite prend fin par un petit tour de Quarante, mais on ira dans les pas des mes ancêtres plus tard.

Éloge de la sérendipité ou le hasard heureux

L'éloge de la sérendipité ou le hasard heureux

La sérendipité, un néologisme que j’adore. C’est tout simplement le fait de faire une découverte fortuite, une sorte de don pour faire des découvertes ! Lors de nos recherches, on fait souvent ce genre de découverte.

J’ai aujourd’hui envie de faire l’éloge de cette sérendipité. Il m’arrive, comme pour beaucoup d’entre nous, de partir faire des recherches au petit bonheur la chance dans des registres. Prenons l’exemple de Pierre Florent De RIOLS, mon sosa 176. J’ai appris par le mariage de son fils Mathieu qu’il était décédé en 1828 à Montpellier (Hérault), alors qu’il était originaire de Gaja-La-Selve (Aude) à 200 km de distance. Pourquoi ? Comment ? Un rapport avec son métier ? Ce n’était pas qu’un simple agriculteur, sa famille ayant perdu ses titres et avantages de noblesse avec la Révolution. La seule chose que je savais, c’est qu’il n’était pas dans les registres de 1828, ni 1827, ni 1829…

Acte de Mariage de Mathieu RIOLS et Julie RIVES - AD11 5E418/26 118/197

Un jour d’égarement sur Filae, je lance une recherche… sans succès. A Gaja, il est nommé Floran, un dérivé de Florent. En cherchant avec la version correcte, je fais une sacrée découverte. Florent RIOLS est décédé dans la maison centrale de Montpellier, c’est à dire en prison !! Sacré découverte. Je ne vous cache pas que j’aimerais connaître les raisons de ce séjour en prison.

Pour le moment, je n’ai aucune idée de recherches à effectuer. Si vous avez des idées, je suis preneur.

Acte de Décès de Florent RIOLS - AD34 3E177/349 17/285

Un autre cas de sérendipité ? Mes recherches pour boucler ma #MissionG7. A la recherche de l’acte de décès d’Etienne BLAYE et Marguerite MALATERRE, j’ouvre un registre à l’année 1909. En haut à droite, un acte avec la mention marginale « Enfant mort né de Jules De RIOLS ». Cet arrière petit fils de prisonnier (Florent De RIOLS cité au dessus) est clerc de notaire dans le village de Quarante. Une vie écourtée par une maladie à 36 ans. De son mariage avec Marie BLAYE né Paulette en 1910, mon arrière grand-mère, elle aussi décédé jeune à 33 ans, alors que ma grand-mère n’avait que 8 ans.

Découvrir une sœur, certes mort-né est une surprise pour moi, mais aussi pour ma grand-mère qui n’avait jamais entendu parler de cette histoire. Faut dire qu’à 8 ans, la famille de ma grand-mère se résume à son père, elle n’a connu aucun de ses grands-parents. C’est donc avec « joie » que je lui annonce cette découverte, totalement fortuite. Anecdote au passage, cet enfant est né 81 ans avant ma naissance…

Acte de Décès d'un enfant mort né de Jules De RIOLS - AM Quarante

Alors pourquoi faire encourager cette sérendipité ? Car on fait des découvertes ! Pour changer un quotidien, quand une branche devient moins intéressante, quand on a moins de temps ou simplement l’envie de tenter sa chance. Se balader dans les registres, ou se lancer à l’assaut de nouvelles sources comme le propose le Généathème du mois, c’est un succès assuré pour votre généalogie. A vous de tenter l’aventure sérendipite !

NB :  Après écriture de cet article, j’ai découvert en lisant un rencencement de 1876 de Quarante, l’arrivée d’une famille audoise parente. Une nouvelle piste à explorer!

Dans les pas de mes ancêtres – l’Église du Trou de Saint-Jean-de-Minervois

Si j’ai une chance en tant que généalogiste amateur, c’est que la moitié de mes ancêtres a vécu dans des lieux proches de mon domicile actuel. En effet, ma branche paternelle est quasi exclusivement originaire de l’Hérault, Aude et Tarn. J’ai donc la possibilité de me rendre sur leurs lieux de vie, marcher dans les pas de mes ancêtres.

Comme première, nous allons nous rendre à Saint-Jean-de-Minervois, une commune bien connue pour son muscat doux. Ce petit village est très récent puisqu’il a pris son indépendance par rapport à Pardailhan, en 1908, en devenant Saint-Jean-de-Pardailhan puis de-Minvervois afin de promouvoir son vin.

Saint Jean de Minervois

Ma lignée paternelle, la famille ROBERT est originaire du minervois et plus précisément d’un hameau audois enclavé dans l’Hérault, la Roueyre. Mais au XVIIè, nos ancêtres ne connaissaient pas encore ce partage napoléonien. On vivait en fonction des paroisses et des seigneuries. A la Roueyre, on est rattaché à Bize Minervois ou Bizan, un village plus bas dans la vallée où coule la Cesse. Pourtant, il existe une paroisse plus proche géographiquement, Saint Jean de Dieuvalle sur la commune de Pardailhan. Rien d’étonnant de voir des alliances se faire plus souvent avec des paroissiens de Pardailhan que de Bize.

Hameau de la Rouyere (Bize est sur la carte au Sud)

Cette paroisse est localisée entre les hameaux de Gimios et Barroubio, dans un canyon ou trou, d’où son autre nom, l’Eglise du Trou. Afin de s’y rendre, il suffit de prendre un chemin toujours existant, longeant le ruisseau de Valien. Ce chemin est chargé d’histoire. Il y a deux cents ans, on peut imaginer les paroissiens se rendre à la messe du dimanche. Le chemin n’est pas facile, les rocailles sont coupantes et glissent sous nos  pieds. J’imagine par temps de pluie…

Descente vers le Canyon de Dieuvalle

Certains chemins se croisent, on remarque des murets de pierre faits par la main de l’homme pour contenir les crues hivernales. La forêt est dense, le ruisseau est à sec en cette période. Puis au loin on aperçoit un bâtiment. Nous y sommes, l’église est toujours là! Elle n’est plus (ou peu) utilisée, on peut y rentrer sans problème, mais il ne reste que l’autel et les peintures murales. Juxtaposant le bâtiment, un cimetière où je m’empresse de prendre en photos les tombes encore existantes.

Église du Trou et le Cimetière.

Les pierres tombales ne sont pas toutes lisibles, présentes, ou debout. On retrouve les noms du coin, MIQUEL, COUGNENC, un soldat Mort Pour la France en 1915. Les plus vieilles tombes datent de la seconde moitié du 19è.

Pierres tombales du Cimetière de Saint Jean de Dieuvalle

À cette époque, mes ancêtres ont migré vers la plaine, mais des cousins sont toujours sur place. Nul doute que c’est dans ce cimetière que ROUBERT André, mon SOSA à la 11è génération, a été enterré en 1694. 

Mort de ROUBERT André, inhumé à Saint Jean de Dieuvalle en 1694 – 1MIEC193/1 folio 14/95

Ici, on vit de l’élevage et de la vigne. Entouré par le massif du Caroux-Espinouse d’un côté et les premières hauteurs de Bize-Minervois, on se situe sur un plateau au sol calcaire blanchâtre, à 200-300m d’altitude. Mais le temps n’est pas toujours clément, les orages d’hivers peuvent faire beaucoup de dégâts. C’est sûrement pour cela que mes ancêtres ont préféré descendre plus bas dans la plaine.

Vignoble de Barroubio à Saint Jean de Minervois

Il ne reste plus qu’à trier mes photos et à vérifier leur présence sur le projet Sauvons nos tombes de Généanet. J’ai marché dans les pas de mes ancêtres.

#Généathème : Faisons le point sur la #MissionG7

Comme nous le suggère Sophie de la Gazette des Ancêtres, la rentrée est un des meilleurs moments pour faire le point sur nos projets généalogiques. Mon gros projet de l’année 2017, vous l’avez vu dernièrement sur le blog : ma #MissionG7. Rien de plus simple, compléter ma généalogie sur les 7 premières générations en partant de moi, Sosa 1.

Lors de mon précédent article, je faisais un premier point! J’ai donc récupéré toutes les données manquantes sur mon arbre. Si j’ai la chance d’avoir tous les noms, je n’ai pas tous les actes. J’ai pris donc le soin de classer en 3 catégories mes recherches:

Ce sont les plus simple à chercher. J’ai la date, le lieu et l’ancêtre concerné. Il me suffit donc de faire une recherche sur les archives en ligne ou de faire une demande en mairie ou via le fil d’Ariane. C’est presque trop facile.

Le plaisir du généalogiste, la recherche. J’ai les protagonistes, parfois une date ou un lieu, parfois aucune info, mais je n’ai pas l’acte en question. Il faut alors se creuser la tête, chercher dans les sources alternatives pour retrouver une date ou un lieu plus précis. Parfois on fait un bond en avant, mais il m’arrive de faire chou blanc. 

Malheureusement, il s’agit des actes que je ne pourrai jamais retrouver ou  plus tard. Il y a les actes non communicables car trop tôt (exemple des Contrats de Mariages de mes parents, grands-parents), et dont je ne souhaite pas forcément connaître. Mais il y a aussi les actes « introuvables », source de frustration pour les généalogistes. Des registres disparus pendant les différents conflits, les registres volés, les registres non communiqués aux archives départementales, bref autant de sources de frustrations.

Et mes recherches dans tout ça?

Mon avancé
#MissionG7 20%

Ça avance. Petit à petit mais ça avance. Quelques demandes en mairie, que je remercie de leur amabilité, quelques demandes sur le Fil d’Ariane et via Internet, mais surtout quelques réajustements de recherches. En fonction des réponses, positives ou négatives, je note l’avancée de mon projet sur mon fichier Excel.

Recherche à effectuer
Actes faciles 44%
Actes à rechercher 32%
Actes introuvables 24%

Avec 15 actes retrouvés sur les 63 initialement manquants, la prochaine grande étape sera de me rendre dans les mairies de Cruzy, Quarante et Portel-des-Corbières afin de récupérer une dizaine d’actes supplémentaires manquants.

Quelques actes m’obligeront à me rendre aux Archives Départementales de l’Hérault, pour récupérer des contrats de mariage. Parmi les actes nécessitant un peu plus de recherche, il me faudra patienter pour la mise en ligne d’outil me permettant d’avancer ou bien en demandant de l’aide extérieure. Sans oublier les alertes Généanet et les échanges avec des cousins plus ou moins proches pouvant m’aider dans mes recherches! J’ai encore du pain sur la planche!

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