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Chronique d'un jeune généalogiste

Tag: nouvelle technologie

Filae, l’heure du bilan

Filae, retour sur l'année

Il y a tout juste un an, Filae jetait un énorme pavé dans la mare de la généalogie française et mondiale. C’était une véritable révolution que peu de personnes ne pouvaient imaginer, l’indexation quasi totale de l’Etat Civil français disponible en ligne. Avec cette une nouvelle offre payante (72€/an pour rappel), le généalogiste a à sa disposition un outil formidable pour compléter ses recherches. Qui n’a jamais perdu de vue un ancêtre, un frère ou une sœur ? Aujourd’hui, les témoignages sont nombreux, je vous recommande de jeter un œil par ici :

Chroniques du temps

Voyager avec mes ancêtres

Généatom

Pour Filae, cette révolution n’a pas été sans reproche. Du côté des généalogistes (Français principalement), on a pu voir tous types de commentaires :s

Encore une nouvelle offre payante ! La généalogie doit être gratuite ! Ils ont volé les données des archives ! C’est une copie de genealogie.com ! Ce n’est pas gratuit il faut enregistrer sa CB ! Déçu j’avais déjà fini ma généalogie ! Pas besoin d’eux !
Généalogiste français
Râleur professionnel

Bref les commentaires négatifs sont nombreux… Et si je devais résumer, je pense qu’il y a eu un petit manque d’explication de la part de Filae mais surtout beaucoup de mauvaise fois de la part des détracteurs ! Il ne faut pas oublier que Filae vend un service (l’indexation), qui a un cout !

Mais la gronde est aussi monté par les associations, ces fameux regroupement de personne qui vendent (et oui on paye aussi pour rappel) des relevés qui ne sont pas toujours numérisés et complet… Apparemment il existait un monopole des associations sur ces relevés, puisqu’il semble qu’ils sont les seuls à être compétent dans ce domaine. Je n’irai pas plus loin, mais s’il y a bien un monde qui doit se remettre en question c’est bien les associations de généalogistes.

Ceux qui l’ont vraiment en travers, ce sont les Archives. Profitant d’un vide juridique, Filae a récupéré des images issues de la numérisation et du travail des archivistes. Est-ce éthique ? C’est un autre débat, mais c’est légal. Reste aux archives de mettre en place une nouvelle offre (ce qui pourrait arriver) et je peux les rassurer, j’irai toujours consulter des registres qui ne seront jamais numérisés faute de coût !

Filae aura tout de même réussi une belle mise en avant en enregistrant de nombreux nouveaux abonnés, dont je fais partie. Selon la RFG, dans un article de Mars 2017, plus de 10 000 nouveaux abonnements entre décembre et mars, touchant principalement le grand public ! C’était le but et c’est réussi ! Filae ne s’adresse pas spécialement à des généalogistes de longue date, ayant déjà effectué de nombreuses recherches sur le XIXè siècle (qui est « la partie la plus simple » de la généalogie comparée à l’Ancien Régime). L’importante campagne publicitaire télévisuelle, avec en tête d’affiche Stéphane Bern, a probablement permis l’arrivée de nouveaux amateurs de généalogie (et donc de nouveaux cousins potentiels). Mais Filae continu de casser les codes en proposant au mois d’octobre un abonnement à 29€/an (au lieu de 72€), et aujourd'hui à 35€/an sur Venteprivées.com. Une offre qui permet de prendre le temps de découvrir les atouts de Filae pour 2,9€/mois.

Filae, quel avenir?

 

Un an après le lancement, faisons un point :

  • L’offre n’a presque pas évoluée, les ajouts (majoritairement issus des associations partenaires) peuvent décevoir. A noter l’ajout du recensement de 1906 qui peut permettre de retrouver des ancêtres « récents ». Ce que je regrette c’est l’absence de suivi dans les mises à jour. Il serait intéressant d’avoir un peu plus de détails pour voir l’évolution véritable de Filae.
  • Le prix 72€/an hors offre qui reste supérieure à Généanet (50€/an). Les deux sites étant complémentaires et différents, le coût annuel n’est pas négligeable. Chacun reste libre de choisir. Sans oublier les promotions.
  • Les mentalités, alors là peu d’évolution. Un gros noyau de généalogistes français semblent encore réticents voire agressifs envers Filae. Je lis encore trop souvent de commentaires complètement déplacés, démontrant l’incompréhension de l’offre.
  • Les erreurs d’indexation peuvent être pénalisantes. Mais nous devrions pouvoir bientôt les signaler ou les modifier. 
Détails des mises à jour à développer

Filae, mon bilan

De nombreuses découvertes et c’était le but ! L’utilisation quasi systématique pour ma #MissionG7 m’a permis de me familiariser avec l’outil et de compléter mon arbre. Il faut être honnête, il y a eu des découvertes que je n’aurais pu trouver qu’après de très nombreuses heures de recherches, et encore...

Pour finir, je ne donnerai qu’un conseil, chacun est libre de faire la généalogie qu’il souhaite avec les méthodes qu’il souhaite. Filae n’est qu’une offre parmi une multitude, libre à chacun de l’utiliser.

Salon de Généalogie Paris XV, préparatifs et attentes

Demain s’ouvre à la mairie du XVe arrondissement la 3ème édition du salon de généalogie. Ce salon regroupe des associations de la France entière mais aussi des stands plus spécialistes pour retrouver la piste de nos ancêtres dans d’autres pays par exemple. Plusieurs conférences auront lieu sur différents sujets (recherches, technologies, partage) pour aider les généalogistes. J’y serai présent après quelques préparations voici mes attentes.

Préparatifs:

  1. J’ai mis à jour toutes mes bases de données en ligne. Grâce à Hérédis 2017, j’ai effectué une copie sur mon Macbook, et ma tablette. J’emporte avec moi le portable, la tablette et le téléphone, charge maximale et chargeur. Bien évidemment, de quoi écrire, même si la tablette me servira de principal support.
  2. Lister les départements d’où sont majoritairement originaires mes ancêtres et leur famille. Je les retrouve en France (02,08,11,31,34,51,59,62,75,77,81,91) et en Belgique.
  3. Faire le point sur les différentes associations présentes. Je regrette de ne pas avoir trouvé de plan ou listing précis par département déjà en ligne. On aura sûrement ces documents le jour J. L’objectif est d’aller vers les lieux et associations qui me sont le moins familier.
  4. Faire le point sur les conférences et choisir celles où je souhaite participer. Je ne connais pas les durées, mais il y a une grande chance pour que je sois aux 3 premières, c’est à dire: Utiliser Geneanet, par Benoît de Maigret (vendredi 10 mars à 10h30), Explorer les archives de notaires 1500-1900, par Marie-Odile Mergnac (vendredi 10 mars à 12h30) et Vos ancêtres à travers les archives militaires, par Sylvie Yéomans, SHD (vendredi 10 mars à 14h30). Je ne pourrais pas suivre celle de 18h30 sur l’histoire de la maison de nos ancêtres, heureusement un #GeneaLab a eu lieu dessus et retransmis sur Twitter.
  5. Faire le point sur la présence des camarades généabloggueurs pour nous retrouver, d’ailleurs nous devrions définir un point de rendez-vous?

Attentes:

Je sais que ce salon de généalogie est (et sera) très fréquenté. J’ai donc de fortes chances de n’avoir que peu de temps sur les stands, avec des bénévoles pris d’assaut. Mais je ne désespère pas pour trouver quelques solutions et informations pour faire avancer ma généalogie. L’échange sera mon principal mot d’ordre, j’irai donc aussi au-devant des différentes sociétés généalogiques présentes afin de récupérer peut être quelques informations pour le futur.

Les conférences risquent d’être passionnantes, du coup j’hésite entre faire l’élève studieux ou partager via un #LT sur Twitter. Dans tous les cas, un article récapitulatif de ma journée sera fait dans les jours suivants.

Pour finir, j’espère rencontrer et échanger avec le maximum de personnes. Je me considère encore comme un débutant, j’ai tellement à apprendre, que ce soit pour les recherches, le partage et l’écriture. C’est l’occasion de mettre un visage sur des noms, pseudonymes. Alors retrouvons-nous au 3ème Salon de Généalogie!

Demain matin réveil à 3h pour un départ à 4h30 direction Paris, il fait être fou pour venir depuis le Sud.

Filae, est-ce le début de l’ubérisation de la généalogie?

L’uberisation est un mot à mode, que l’on peut définir comme un service de mise en relation quasi directe du client avec l’offre grâce aux nouvelles technologies. Peut-on appliquer cette définition à la nouvelle plate-forme de généalogie: Filae?

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Si vous ne connaissez pas cette plateforme, je vous invite à lire l’article de Brigitte (@chronique92) sur son blog. Pour résumé, l’une des nouvelles offres de Filae est l’indexation quasi complète des archives du 19ème siècle déjà en ligne sur les Archives Départementales. En plus de la simple indexation que l’on peut connaitre par certaines associations, Filae nous renvoie directement vers une page et l’acte concerné. C’est LA valeur ajoutée dans le service. C’est donc un énorme gain de temps pour vérifier une filiation ou retrouver un ancêtre « baladeur ».

Certaines généalogistes trouvent que c’est une perte d’intérêt dans la recherche, d’autres (dont moi) trouvent que c’est une véritable révolution. Mais des questions me restent sans réponse. D’après la RFG, Filae s’est engouffré dans une brèche en copiant (aspirant) les numérisations des archives pour les indexer et revendre son service, alors que de nombreuses archives ne souhaitent pas voir leurs images commercialisées. A noter que les archives ont été informées par courrier, mais vont elles répondre et accepter?

Quand on connait le cout de la numérisation des registres, je ne vois pas comment ces dernières vont laisser l’exploitation gratuite de leurs images.

Cette ubérisation va engendrer de nombreux changements pour différents acteurs:

  • Les archives et leurs images numérisées qui peuvent considérer cet acte comme un vol. A eux de réagir, en proposant l’indexation collective par exemple?
  • Les généalogistes. Plus besoin de chercher? On va trouver plus facilement? Certes, mais il restera des exceptions, et surtout, ne nous arrêtons pas à ces 3 actes de vie! Nos ancêtres ont eu une vie plus riche que ça.
  • Les généalogistes professionnels, qui vont devoir améliorer leur offre, surtout si les registres paroissiaux seront indexés prochainement. Filae risque de leur prendre le marché de la recherche d’ancêtres disparus. Pour contrer Filae, il faudra aller plus loin que le BMS (NMD) et élargir l’offre, comme le font déjà certains professionnels!

Maintenant reste à voir le futur, la réaction des généalogistes et des archives. Vont elles continuer à numériser (et donc à payer) pour se faire copier les images? Filae est il au début de son indexation de masse? Est-ce viable à long terme?

En tout cas, jusqu’au 8 décembre, je vais essayer ce nouveau service et voir l’évolution de Filae! Mais je pense que nous allons assister à de nombreux débats, Filae révolutionne la généalogie!

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