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Chronique d'un jeune généalogiste

Category: Branche Lacombe (page 1 of 3)

Dans les pas de mes ancêtres – Hameau des Fargoussières Quarante

Nouvelle destination dans les pas de mes ancêtres, le hameau des Fargousssières dans la commune de Quarante. J’ai toujours entendu parler de ce hameau dans la famille. Du côté de mes grands-parents paternels, on y retrouve une partie de la famille PETIT. Sûrement un cousinage à rechercher vu la taille du hameau. Aujourd’hui, seule une quinzaine de familles résident encore sur place. Pour s’y rendre, il faut passer par Quarante ou Cruzy.

Hameau des Fargoussières

Entre pinèdes et garrigues, on comprend vite que l’activité principale du hameau est la viticulture. Il ne reste aujourd’hui que deux familles de viticulteurs, mais le hameau en comptait une quinzaine au début du siècle dernier. Quelques brebis et chèvres devaient compléter le tableau afin de rendre en partie autonome les Fargoussières. Tout autour, on retrouve quelques métairies et bergeries dont il ne reste presque rien.

Vieille bâtisse sur la route des Fargoussières

Mon idée première dans la visite de ce hameau est de comprendre sa localisation, et le mode de vie de ses résidents. Pour guide, rien de tel que d’être accompagné de mes grands-parents. Sur le chemin, anecdote sur la balade du dimanche de Papi Jean (le père de ma grand-mère) où il pouvait voir par beau temps la mer, les Pyrénées et les deux villes (Béziers et Narbonne). En arrivant dans le hameau, nous sommes tombés sur un résidant. Il nous raconte la vie du hameau et on lui explique nos origines.

Maison des Fargoussières

On parle d’une croix qui a été déplacée par Mr PETIT afin d’éviter d’être abîmé lors des travaux. Mon grand-père se souvient de ce Mr PETIT, il venait rendre visite à sa mère et on le présentait comme cousin. Mr PETIT étant décédé, arrive au même moment sa fille. Nous avons pu échanger sur des histoires locales, les propriétés voisines et la vie du hameau.

Juste avant de partir, ma grand-mère se présente, puisque son père est originaire du village de Quarante. Elle explique que son père possédait une maison qu’il avait obtenu de sa mère, qui l’avait elle-même eue en héritage d’un ami de famille sans descendance. Comme le hasard fait bien les choses, il s’avère que notre guide du jour est l’actuel propriétaire de cette maison. Nous en faisons en rapide tour, mais nous ne voulons pas déranger. 

Croix de Juillet à Quarante (entre les Fargoussières et Fontanche)

La visite continue avec les croix des écarts du village et notamment la Croix de Juillet. Ma grand-mère venait dans sa jeunesse en procession pour demander la pluie pour les cultures. Pour elle, cette croix était proche du village, ce qui n’est pas du tout le cas. On se retrouve à cinq kilomètres de la place du village, au milieu des vignes. Elle reconnaît la croix, caractérisé par un croissant remplaçant l’ancienne Rose-Croix en pierre détruite vers 1919. La visite prend fin par un petit tour de Quarante, mais on ira dans les pas des mes ancêtres plus tard.

Éloge de la sérendipité ou le hasard heureux

L'éloge de la sérendipité ou le hasard heureux

La sérendipité, un néologisme que j’adore. C’est tout simplement le fait de faire une découverte fortuite, une sorte de don pour faire des découvertes ! Lors de nos recherches, on fait souvent ce genre de découverte.

J’ai aujourd’hui envie de faire l’éloge de cette sérendipité. Il m’arrive, comme pour beaucoup d’entre nous, de partir faire des recherches au petit bonheur la chance dans des registres. Prenons l’exemple de Pierre Florent De RIOLS, mon sosa 176. J’ai appris par le mariage de son fils Mathieu qu’il était décédé en 1828 à Montpellier (Hérault), alors qu’il était originaire de Gaja-La-Selve (Aude) à 200 km de distance. Pourquoi ? Comment ? Un rapport avec son métier ? Ce n’était pas qu’un simple agriculteur, sa famille ayant perdu ses titres et avantages de noblesse avec la Révolution. La seule chose que je savais, c’est qu’il n’était pas dans les registres de 1828, ni 1827, ni 1829…

Acte de Mariage de Mathieu RIOLS et Julie RIVES - AD11 5E418/26 118/197

Un jour d’égarement sur Filae, je lance une recherche… sans succès. A Gaja, il est nommé Floran, un dérivé de Florent. En cherchant avec la version correcte, je fais une sacrée découverte. Florent RIOLS est décédé dans la maison centrale de Montpellier, c’est à dire en prison !! Sacré découverte. Je ne vous cache pas que j’aimerais connaître les raisons de ce séjour en prison.

Pour le moment, je n’ai aucune idée de recherches à effectuer. Si vous avez des idées, je suis preneur.

Acte de Décès de Florent RIOLS - AD34 3E177/349 17/285

Un autre cas de sérendipité ? Mes recherches pour boucler ma #MissionG7. A la recherche de l’acte de décès d’Etienne BLAYE et Marguerite MALATERRE, j’ouvre un registre à l’année 1909. En haut à droite, un acte avec la mention marginale « Enfant mort né de Jules De RIOLS ». Cet arrière petit fils de prisonnier (Florent De RIOLS cité au dessus) est clerc de notaire dans le village de Quarante. Une vie écourtée par une maladie à 36 ans. De son mariage avec Marie BLAYE né Paulette en 1910, mon arrière grand-mère, elle aussi décédé jeune à 33 ans, alors que ma grand-mère n’avait que 8 ans.

Découvrir une sœur, certes mort-né est une surprise pour moi, mais aussi pour ma grand-mère qui n’avait jamais entendu parler de cette histoire. Faut dire qu’à 8 ans, la famille de ma grand-mère se résume à son père, elle n’a connu aucun de ses grands-parents. C’est donc avec « joie » que je lui annonce cette découverte, totalement fortuite. Anecdote au passage, cet enfant est né 81 ans avant ma naissance…

Acte de Décès d'un enfant mort né de Jules De RIOLS - AM Quarante

Alors pourquoi faire encourager cette sérendipité ? Car on fait des découvertes ! Pour changer un quotidien, quand une branche devient moins intéressante, quand on a moins de temps ou simplement l’envie de tenter sa chance. Se balader dans les registres, ou se lancer à l’assaut de nouvelles sources comme le propose le Généathème du mois, c’est un succès assuré pour votre généalogie. A vous de tenter l’aventure sérendipite !

NB :  Après écriture de cet article, j’ai découvert en lisant un rencencement de 1876 de Quarante, l’arrivée d’une famille audoise parente. Une nouvelle piste à explorer!

JEP2017 – Quarante a costat de Crùzi!

Nouvelle journée, nouvelle destination. Quarante, a costat de Crùzi (à côté de Cruzy). Petit village entre Narbonne et Béziers, c’est le berceau de ma grand-mère paternelle. Le programme des Journées Européennes du Patrimoine est intéressant. Il est proposé de visiter la Chapelle Saint Jean (normalement fermé), l’Abbatiale Sainte-Marie, et le Musée Historico-Archéologique. Je connais très bien les lieux puisque j’ai vécu 10 ans de ma vie dans le village voisin. 

Vu dite « de Papy Jean » sur Quarante et les Pyrénées

On commence la balade par une petite randonnée dite « des croix quarantaises ». Pour cela, un seul guide, un petit ouvrage publié par l’association d’Histoire et Patrimoine de Quarante. Nous nous contentons des croix dans le coeur de Quarante, ce qui permet de faire connaissance avec les différents quartiers du village. On termine par la place de l’Abbatiale, où l’imposante croix a été déplacée par un ancien maire du centre de la place vers un pan du mur de l’Église. 

En prenant la direction de la chapelle Saint-Jean, on passe devant l’ancienne pharmacie du village. Mon arrière-grand père, pharmacien à Saint-Chinian, venait réaliser quelques préparations (alcoolisés, les fameux vins médicaux) avec son confrère. Non loin, il y avait le cabinet médical d’un parent éloigné. Dans la Grand Rue, la boucherie où je venais avec ma mère acheter la fameuse andouillette d’Yvon, ou encore le café et sa place des toros.

La Chapelle Saint-Jean a été « privatisé » par une noble famille quarantaise, la famille (d’) Andoque de Roueire et Viennet de Saliès. On retrouve dans le jardin juxtaposant une énorme plaque commémorative et devant l’entrée de cette chapelle, l’ancien cimetière. Il faut dire que la Chapelle était entretenue jusqu’en 1776, par la confrérie de Saint-Jean avant d’être cédé à la confrérie des Pénitents. Hors des murs d’enceinte du village, s’y faisait inhumé les étrangers au village. Durant ces #JEP2017, une exposition « Si Quarante m’était conté en peinture » y est présentée. Pierre Cebe, un cousin et président de l’Association du Patrimoine Local, expose ses oeuvres. Il a représenté, après lecture de nombreux ouvrages, les différents lieux de vie du village. Chapelle, Abbatiale, Étang, en comparant l’actuel et l’imaginer, on arrive à se représenter Quarante. 

Chapelle Saint-Jean de Quarante

Nous continuons notre chemin vers le petit musée du archéologique. En me présentant, j’ai le droit au tapis rouge! « Vous êtes le petit fils de Mme Lacombe et du Dc Robert? Jamais je n’aurai imaginé vous revoir ici! ». J’ai fait un homme heureux. Robert, ancien chef pompier m’a connu enfant. De vitrines en vitrine, avec les anecdotes de mon guide, j’ai passé un excellent moment. L’Association du Patrimoine a rassemblé plusieurs centaines d’objets datant de néolithique à la période moyenâgeuse trouvées autour du village. On comprend vite que l’histoire de Quarante est riche. Guerre des Cathares, le siège du Duc de Montmorency, l’Abbatiale et sa multiple vie,  mes ancêtres n’ont pas dû s’ennuyer dans le coin.

Abbatiale de Quarante et l’un de ses trésors

On termine alors par un passage par l’Abbatiale Saint Marie. Il s’agit d’un exemplaire quasi unique de l’art pré-roman en Languedoc. Consacrée en 983, elle serait édifiée sur les vestiges d’une autre église ou mausolée. N’étant pas un grand spécialiste, on remarque rapidement les ajouts/modifications faits à certaines époques. Des portiques avec des pierres basaltes d’Agde, un porche plus moderne au niveau de l’ancien narthex, les différents abbés ont modernisé chacun leur tour l’édifice. Mais plus étonnant encore le trésor qu’elle contient. Durant des années, un marché des reliques a existé en Europe. Avoir des reliques de Saint faisaient vivre la paroisse en faisant venir des pèlerins de plus ou moins loin. C’était un véritable business dont a oublié l’existence. A Quarante, les trésors sont nombreux. Un sarcophage en marbre du 4è siècle (totalement vide), un maître-autel du 10è siècle mais c’est à l’écart et à l’étage qu’une pièce unique a été ouverte en 2015. On y retrouve un buste reliquaire en argent du précurseur Saint Jean-Baptiste de 1440. On venait le toucher pour porter bonheur et on n’hésitait pas à le mettre sur la tête pour calmer différents maux. À côté, deux boites contenant des reliques de Marie Madelaine, mais aussi une croix reliquaire composée d’un ensemble de reliques divers et variées. La visite se termine par une armoire contenant des chasubles finement brodées offertes à l’Abbé par une famille notable début du siècle dernier lors d’un mariage. 

Une belle matinée de visite pour mieux comprendre la vie de nos ancêtres, que demander de plus?

#RDVAncestral – Jules Lacombe au coeur de la Bataille de Zillisheim

Après quelques semaines d’absence, me voici de retour pour ce RDVAncestral. Partons 103 ans en arrière, le 19 août 1914, vers 17h entre Zillisheim et Flaxlanden proche de Mulhouse rencontrer mon AAGP, Jules Emile Lacombe.

Alors que je remonte le 7ème bataillon du 296ème Régiment d’Infanterie, je me place dans les premières lignes, à côté de Jules, rythmant notre marche avec son tambour. Il me raconte sa mobilisation.

Il était dans les vignes de Quarante, petit village proche de Béziers dans l’Hérault quand il a appris la nouvelle. La France vient de déclarer la guerre à l’Allemagne. Le 3 aout, il est dirigé vers Béziers où vient d’être constitué le 296 Régiment d’Infanterie dont il fera parti. Il embarquera le 12 août en direction de Montbéliard, où le régiment entrera dans la 66ème Division de Réserve.

Bataille de Zillisheim-Flaxlanden 19 aout 1914

 

Les ordres sont tombés rapidement, direction Mulhouse. Après un cantonnement à Traubach le Haut le 18 août, il me dit qu’il marche depuis 5h, ce matin direction le Rhin. Les supérieurs sont formels, les Allemands ont fui l’Alsace. Sur des kilomètres, nous pouvons voir les colonnes par quatre composées de milliers de soldats. Au loin devant nous, on distingue les Dragons du 19ème qui partent en direction de Zillisheim, mais le pont est barricadé. Nous allons faire le tour avec la 22ème compagnie par le Nord et Brunstatt. Proche de la forêt, nous sommes surpris par un feu nourri de l’armée Allemande. A mes côtés, Jules qui menait le rythme avec son tambour est blessé au flanc par un tir de fusil. Il est alors amené au niveau de l’ambulance n°1 de la 66ème Division pour les premiers soins.

Forêt entre Flaxlanden et Zillisheim

Lisière du bois, lieu possible de sa blessure.

Alors qu’au loin nous entendons les tirs des fusils et les bruits des canons, nous allons avec Jules vers Zillisheim, un village au sud où vient d’être installé un hôpital de fortune. On se retrouve au petit séminaire avec 1 200 autres soldats français. Les pertes sont énormes pour cette première bataille. La canonnade durera une grande partie de la nuit.

Petit Séminaire de Zillisheim, hôpital de fortune en 1914.

Jules va souffrir jusqu’au 21 août, où il rendra son dernier souffle. Son certificat de décès est réalisé par François Blayac, officier d’administration de 2ème classe, gestionnaire de l’ambulance n°1 de la 66ème Division.

Stèle de la bataille de Zillishiem-Flaxlanden en hommage au 296 RI

Rarement cité dans les journaux de marche, ni dans aucun autre document sur cette bataille, je rends hommage à mon ancêtre Jules Emile Lacombe. Le 19 août 2015, j’ai été convié par la mairie de Zillisheim à la cérémonie d’hommage de cette bataille, où le 97ème Régiment d’Infanterie alpine subira d’énormes pertes. J’ai pu y réaliser quelques photos des lieux de la bataille et du lieu probable de sa blessure. Malheureusement, je n’ai pas pu accéder à un registre particulier tenu par le curé de la paroisse Flaxlanden, le père Peter. Ce dernier a mentionné les différents lieux de sépultures (en mentionnant parfois les noms) de 389 français et 33 allemands sans faire de différence. 

Souvenir de la Bataille de Zillisheim-Flaxlanden, le 19 aout 2015

#ChallengeAZ : V comme Vingt-quatre ans, le grand écart

Vous vous souvenez de Paule et Guillaume, mes sosa 91 et 90? Nous les avions vus lors de la lettre H comme Histoire triste. Ce couple a une autre particularité. C’est l’écart d’âge entre les 2.

  • Guillaume FOUQUES (sosa 90) est né le 14 juin 1793, de Guillaume et Jeanne Marie CAZANAVE à Villasavary dans l’Aude. Il prendra la suite de son père en tant que tailleur d’habits, un métier très courant dans la région. Chose étrange, je ne retrouve pas de mariage avant 1847 le concerant. Le 28 juillet 1847, il épousa Paule à Villasavary à l’âge de 54 ans. Vous connaissez la suite, il quittera sa femme le 22 mars 1851.
  • Pauline dite Paule ROUBY (sosa 91) est née le 20 janvier 1817, à Villasavary de Etienne et Hélène BATAILLE. Elle épousa en premières noces le 29 novembre 1837, Jean Pierre AUGE dont elle aura deux enfants, Joseph (1838-1839) et Marie (1841-?). Son mari décède le 15 novembre 1842. Après 5 années de veuvage, et enceinte, elle se marie à Guillaume à l’âge de 30 ans.

Acte de mariage FOUQUES Guilhaume et ROUBY Paule – AD11 5E418/30 93/217

Acte de mariage FOUQUES Guilhaume et ROUBY Paule – AD11 5E418/30 93/217

Acte de mariage FOUQUES Guilhaume et ROUBY Paule – AD11 5E418/30 94/217

Le couple a donc vingt-quatre ans d’écart, ce qui est le plus long dans ma généalogie.

 

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