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Chronique d'un jeune généalogiste

Category: Branche Lacombe (page 2 of 3)

#ChallengeAZ : V comme Vingt-quatre ans, le grand écart

Vous vous souvenez de Paule et Guillaume, mes sosa 91 et 90? Nous les avions vus lors de la lettre H comme Histoire triste. Ce couple a une autre particularité. C’est l’écart d’âge entre les 2.

  • Guillaume FOUQUES (sosa 90) est né le 14 juin 1793, de Guillaume et Jeanne Marie CAZANAVE à Villasavary dans l’Aude. Il prendra la suite de son père en tant que tailleur d’habits, un métier très courant dans la région. Chose étrange, je ne retrouve pas de mariage avant 1847 le concerant. Le 28 juillet 1847, il épousa Paule à Villasavary à l’âge de 54 ans. Vous connaissez la suite, il quittera sa femme le 22 mars 1851.
  • Pauline dite Paule ROUBY (sosa 91) est née le 20 janvier 1817, à Villasavary de Etienne et Hélène BATAILLE. Elle épousa en premières noces le 29 novembre 1837, Jean Pierre AUGE dont elle aura deux enfants, Joseph (1838-1839) et Marie (1841-?). Son mari décède le 15 novembre 1842. Après 5 années de veuvage, et enceinte, elle se marie à Guillaume à l’âge de 30 ans.

Acte de mariage FOUQUES Guilhaume et ROUBY Paule – AD11 5E418/30 93/217

Acte de mariage FOUQUES Guilhaume et ROUBY Paule – AD11 5E418/30 93/217

Acte de mariage FOUQUES Guilhaume et ROUBY Paule – AD11 5E418/30 94/217

Le couple a donc vingt-quatre ans d’écart, ce qui est le plus long dans ma généalogie.

 

#ChallengeAZ : H comme Histoire triste

Le mariage, c’est souvent un moment joyeux (bien que l’on puisse débattre sur certains mariages de nos ancêtres). De ces unions naissent des enfants et des moments qui ne donnent pas toujours le sourire.

Famille de ROUBY Paule – Hérédis2017

Pauline dite Paule ROUBY, sosa 91, s’est remariée à Guillaume FOUQUES, sosa 90, après la mort de son premier mari, Jean Pierre AUGE. Elle avait eu de cette première union deux enfants, Joseph, mort à l’âge d’un an, et Marie qui aura 6 ans au remariage de sa mère.

Le couple se marie en juillet 1847 à Villasavary (Aude) son village d’où elle est originaire. Un remariage « obligatoire » puisque Paule est mère, veuve mais surtout enceinte puisqu’elle accouchera début septembre 1847 d’un fils, Augustin. Augustin quittera sa famille à l’âge d’un an de maladie.

En 1849, c’est l’arrivée de ma sosa 45, Bathilde, qui sera suivie de l’annonce d’une petite sœur, en 1851. Des bonnes nouvelles qui seront de courte durée.

Paule, mère de 4 enfants dont 2 vivants, enceinte de 8 mois environ va vivre une terrible épreuve. Son mari va s’éteindre à l’âge de 57 ans, le 22 mars 1851, la laissant seule dans une situation complexe. On imagine alors le sentiment particulier qu’elle a dû avoir lors de la naissance de Rosalie, sa dernière fille, le 8 avril 1851, 17 jours après la mort de Guillaume.

La vie des couples de nos ancêtres n’est pas un long fleuve tranquille.

NB: Difficile d’aller plus loin car les Archives de l’Aude ne sont pas en ligne après 1872.

#Geneatheme: Migration des gavachs

La migration de mes ancêtres ne fera jamais l’œuvre d’un livre. Sur quelques kilomètres, on se tourne autour et puis on rentre chez soi. Il faut attendre le 20ème siècle pour voir mes grands-parents maternels quitter le Nord et la Marne pour venir s’installer dans le Sud après un bref passage en Algérie. Coté paternel, rien de bien croustillant, si ce n’est une caractéristique. La migration des gavach dans le biterrois.

Qu’est-ce qu’un « gavach » ?

On emploi dans le biterrois (village autour de Béziers (34)) le terme de « gavach » pour parler d’un homme de la montagne, principalement originaire du Tarn, Haute Vallée de l’Orb et de l’Hérault. C’est aujourd’hui un terme peu valorisant, qui met rarement les gens en valeur. Et pourtant, qui n’a pas des origines tarnaises autour du biterrois ?
Dans ma généalogie, je retrouve pour le moment deux situations quasi identiques :

1- Mathieu SICARD, sosa 34, né à Boissezon (Tarn) le 6 novembre 1848, il viendra s’installer à Cruzy (Hérault) où il se mariera en 1872 avec SERRES Lucie (sosa 35) et en 1889 avec CORBIERES Marie. A noter que sa première femme est elle aussi originaire du Tarn puisqu’elle est née à Saint-Amancet le 17 juin 1854. Mathieu va avoir un rôle important dans ma famille puisqu’il viendra proposer ses bras pour le travail de la terre avant de lui même de devenir un petit propriétaire.
2- Marie PECH, sosa 43, née à Boissezon (Tarn) le 10 février 1862. Je pense qu’elle vient avec sa famille, mais je n’ai pas encore approfondi le sujet. Elle se mariera avec Jean MALATERRE à Quarante en 1885 pour fonder une famille..

Mathieu est l’ancêtre du côté de mon grand-père paternel.
Marie est l’ancêtre du côté de ma grand-mère paternelle.
On remarque une chose, les deux sont originaires du même village du Tarn. Cruzy et Quarante sont deux communes limitrophes, donc rien d’étonnant de les retrouver. Il y a de fortes chances qu’ils se connaissent (ou que la famille se connaisse) de près ou de loin.

Migration des Gavachs dans les années 1870

Pourquoi les gavachs ont migré ?

C’est le point le plus intéressant, mais il faut comprendre l’histoire locale.
Au début du 19ème siècle, la culture de la vigne progresse au détriment du blé, de l’élevage et de l’olive. On se dirige vers la conversion totale de la région en monoculture. Si l’on y ajoute l’arrivée du chemin de fer (environ 1870), la viticulture s’oriente vers une production de masse. Il y a donc un besoin important en main d’œuvre non qualifié et peu onéreuse, d’où l’arrivée massive de population du Tarn mais aussi d’Espagne. Ce besoin sera renouvelé après la crise du phyloxéra dans les années 1870.

Départ pour les vendanges

C’est donc dans l’espoir de trouver une vie meilleure, de travailler et s’épanouir que mes ancêtres sont venus s’installer dans la région. Autour de Béziers, on retrouve beaucoup de familles qui ont des origines tarnaises. Pour preuve, dans les classes de Béziers/Saint-Pons de 1889-1912, on retrouve 28% de jeunes hommes originaires du Tarn.
L’eldorado viticole aura une double action dans ma généalogie. La première est l’arrivée de mes ancêtres. La deuxième sera liée au développement dans la région des châteaux pinardiers autour des propriétés (souvent des copies ou inspirations de château bordelais), dont l’un sera acquis par mon arrière-grand-père, négociant en vin.

#ChallengeAZ : S comme SNCF

J’ai 2 ancêtres ayant travaillé pour la SNCF.

Pierre RIOLS (Sosa 44) le 20 septembre 1844, à Villsavary dans l’Aude, marié à FOUQUES Mathilde. Je ne connais pas encore la date ni le lieu de son décès, même si je sais qu’il est dit retraité à Castelnaudary, en 1912, dans l’acte de décès de son fils Jules.

Théophile DELIGNE (Sosa 54), né le 18 décembre 1832, à Vieux-Condé dans le Nord est mort, le 25 novembre 1895, à Saint-Amand-les-Eaux chez son gendre Nestor LAMBERT. Il s’est marié à Pauline GAUTIER, le 5 mars 1855, à Anzin et je retrouve au moins 2 enfants, Pauline et Alix.

Lors de ma visite au XVe Rencontres généalogique et historique de Mauguio, organisé par la CGL, je me suis rendu sur le stand du Centre des archives multirégionales de la SNCF de Béziers. J’ai obtenu toutes les indications pour pouvoir demander une copie du dossier de carrière ou de la pension de carrière de mes ancêtres.

Après avoir contacté le centre via le formulaire de recherche, j’ai attendu quelques jours avant d’obtenir une réponse. Malheureusement, aucun dossier n’est parvenu jusqu’à nous. On me recommande de contacter le Cercle généalogique des Cheminots (genealogie.cheminots@laposte.net) et les Archives Nationales du Monde du Travail à Roubaix, mais qui nécessite une visite. Ce sera pour une proche fois!

NB: Afin de vous aider dans vos recherches, n’hésite pas à suivre la démarche d’Élise sur son blog Auprès de nos racines.

#ChallengeAZ : R comme nom de famille Rare

Je profite de ce challenge pour lancer des petites bouteilles dans l’océan d’Internet afin de recevoir de l’aide. S’il y a des spécialistes d’onomastique qui peuvent m’aider, n’hésitez pas à me contacter.

Comme on a pu le voir précédemment, la généalogie de mes ancêtres verriers est un véritable casse-tête. Quand en plus on n’a pas d’information sur l’origine d’une famille, cela complique la tache.

Dans le contrat de mariage de Jean de RIOLS et Jeanne Marie de ROBERT (Sosa 1408 et. 1409) passé le 26 avril 1682 devant Maitre François VALLES de. Gaja-la-Selve, il est précisé que Jean est fils de feu Pierre de RIOLS et Suzanne de BOUCAMOND.

CMDeRIOLSJeanDeROBERTGabrielle-1682-04-26-02

Contrat de Mariage de Jean de RIOLS et Jeanne Marie de ROBERT – AD11 3E10926 Folio 31

lan mil six cens quatre vingt deux
et le vingt sixieme jour du moiy davril
dans le lieu de gaja de la selve diocese de mirepoix
senechaussé de limoux regnant louis par
la grace de dieu roy de france et de navarre pardevant
moy notaire et temoins ******
constitue noble jean de robert d une part
et noble jean de riols sieur de monramier du lieu
de la borie cremade des moussans paroisse de ferals
au diocese de saint pons fils legitime naturel
de feux noble pierre de riols et demoiselle suszanne
de boucamond marie dautre lesquels parties
de leur bon gre ont dis *****
*************
signatureboucamond.PNG

Signatures Contrat de Mariage Jean de RIOLS et Jeanne Marie de ROBERT – AD11 3E10926 Folio35

À la fin du contrat, Suzanne de BOUCAMOND signe « Bouquamon ». En revanche, impossible de connaître l’origine de nom, qui pourrait être une clé afin de lier la famille de RIOLS de Gaja-la-Selve et celle de Moussan par le mariage de Pierre et Suzanne.

 

 

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