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Chronique d'un jeune généalogiste

JEP2017 – Quarante a costat de Crùzi!

Nouvelle journée, nouvelle destination. Quarante, a costat de Crùzi (à côté de Cruzy). Petit village entre Narbonne et Béziers, c’est le berceau de ma grand-mère paternelle. Le programme des Journées Européennes du Patrimoine est intéressant. Il est proposé de visiter la Chapelle Saint Jean (normalement fermé), l’Abbatiale Sainte-Marie, et le Musée Historico-Archéologique. Je connais très bien les lieux puisque j’ai vécu 10 ans de ma vie dans le village voisin. 

Vu dite « de Papy Jean » sur Quarante et les Pyrénées

On commence la balade par une petite randonnée dite « des croix quarantaises ». Pour cela, un seul guide, un petit ouvrage publié par l’association d’Histoire et Patrimoine de Quarante. Nous nous contentons des croix dans le coeur de Quarante, ce qui permet de faire connaissance avec les différents quartiers du village. On termine par la place de l’Abbatiale, où l’imposante croix a été déplacée par un ancien maire du centre de la place vers un pan du mur de l’Église. 

En prenant la direction de la chapelle Saint-Jean, on passe devant l’ancienne pharmacie du village. Mon arrière-grand père, pharmacien à Saint-Chinian, venait réaliser quelques préparations (alcoolisés, les fameux vins médicaux) avec son confrère. Non loin, il y avait le cabinet médical d’un parent éloigné. Dans la Grand Rue, la boucherie où je venais avec ma mère acheter la fameuse andouillette d’Yvon, ou encore le café et sa place des toros.

La Chapelle Saint-Jean a été « privatisé » par une noble famille quarantaise, la famille (d’) Andoque de Roueire et Viennet de Saliès. On retrouve dans le jardin juxtaposant une énorme plaque commémorative et devant l’entrée de cette chapelle, l’ancien cimetière. Il faut dire que la Chapelle était entretenue jusqu’en 1776, par la confrérie de Saint-Jean avant d’être cédé à la confrérie des Pénitents. Hors des murs d’enceinte du village, s’y faisait inhumé les étrangers au village. Durant ces #JEP2017, une exposition « Si Quarante m’était conté en peinture » y est présentée. Pierre Cebe, un cousin et président de l’Association du Patrimoine Local, expose ses oeuvres. Il a représenté, après lecture de nombreux ouvrages, les différents lieux de vie du village. Chapelle, Abbatiale, Étang, en comparant l’actuel et l’imaginer, on arrive à se représenter Quarante. 

Chapelle Saint-Jean de Quarante

Nous continuons notre chemin vers le petit musée du archéologique. En me présentant, j’ai le droit au tapis rouge! « Vous êtes le petit fils de Mme Lacombe et du Dc Robert? Jamais je n’aurai imaginé vous revoir ici! ». J’ai fait un homme heureux. Robert, ancien chef pompier m’a connu enfant. De vitrines en vitrine, avec les anecdotes de mon guide, j’ai passé un excellent moment. L’Association du Patrimoine a rassemblé plusieurs centaines d’objets datant de néolithique à la période moyenâgeuse trouvées autour du village. On comprend vite que l’histoire de Quarante est riche. Guerre des Cathares, le siège du Duc de Montmorency, l’Abbatiale et sa multiple vie,  mes ancêtres n’ont pas dû s’ennuyer dans le coin.

Abbatiale de Quarante et l’un de ses trésors

On termine alors par un passage par l’Abbatiale Saint Marie. Il s’agit d’un exemplaire quasi unique de l’art pré-roman en Languedoc. Consacrée en 983, elle serait édifiée sur les vestiges d’une autre église ou mausolée. N’étant pas un grand spécialiste, on remarque rapidement les ajouts/modifications faits à certaines époques. Des portiques avec des pierres basaltes d’Agde, un porche plus moderne au niveau de l’ancien narthex, les différents abbés ont modernisé chacun leur tour l’édifice. Mais plus étonnant encore le trésor qu’elle contient. Durant des années, un marché des reliques a existé en Europe. Avoir des reliques de Saint faisaient vivre la paroisse en faisant venir des pèlerins de plus ou moins loin. C’était un véritable business dont a oublié l’existence. A Quarante, les trésors sont nombreux. Un sarcophage en marbre du 4è siècle (totalement vide), un maître-autel du 10è siècle mais c’est à l’écart et à l’étage qu’une pièce unique a été ouverte en 2015. On y retrouve un buste reliquaire en argent du précurseur Saint Jean-Baptiste de 1440. On venait le toucher pour porter bonheur et on n’hésitait pas à le mettre sur la tête pour calmer différents maux. À côté, deux boites contenant des reliques de Marie Madelaine, mais aussi une croix reliquaire composée d’un ensemble de reliques divers et variées. La visite se termine par une armoire contenant des chasubles finement brodées offertes à l’Abbé par une famille notable début du siècle dernier lors d’un mariage. 

Une belle matinée de visite pour mieux comprendre la vie de nos ancêtres, que demander de plus?

JEP2017 – Visite du Centre des Archives Multirégional SNCF de Béziers

Les Journées Européennes du Patrimoine (#JEP2017) ont lieu les 16 et 17 septembre 2017, c’est une occasion de visiter des lieux uniques et d’aller à la rencontre de service particulier. Pour ma part, j’ai consacré ma journée du samedi à une seule visite, celle du Centre des Archives Multirégional SNCF de Béziers. Le Service propose des visites toutes les 1/2h, une exposition et la possibilité de faire des recherches sur nos ancêtres membre de la SNCF.

Centre d’archives Multirégional de la SNCF

Rendez-vous pour ma part à 14h30. Dès l’accueil, on retrouve une mini exposition sur les différents métiers du chemin de fer au XIXè siècle, et quelques reportages sur le train en général. La visite commence dans l’entrepôt de réception avec les explications de l’archivage de la SNCF. Qu’est-ce qui va où, quand et comment? À Béziers, on gère les principalement les dossiers de carrières et des pensions des agents. que vos ancêtres soit cadre ou auxiliaire, s’il a travaillé pour la SNCF, son dossier peut être dans les locaux de Béziers.

Par la suite, direction les bureaux où sont traités les dossiers. Le personnel en charge de la visite précise le mode de travail et de conservation des archives. Seule une dizaine d’employé de la SNCF, sous les conseils d’une archiviste de métier, gèrent un entrepôt de 200m2. Trier, classer et archiver les dossiers de plusieurs milliers d’employés n’est pas une tâche facile. Quelques documents nous sont présentés, des registres de décès de 1914, avec les cheminots Morts pour la France, le dossier du plus anciens, né en 1789, et les différents dossiers (papiers ou microfiches).

Dossier des employés de la SNCF

Le groupe se dirige dans l’entrepôt principal de d’archivage. 11km de rayons, environ 1 million de dossiers de personnel et de pensions sur 2 étages. À l’écart, une pièce à température et hygrométrie réglée, où sont stockées les microfiches (environ 1 million également). Notre guide nous précise que les locaux ne sont pas du tout aux normes… Trop petit, température et hygrométrie mal gérée, le centre n’a pas les moyens de ses ambitions. Au détour d’un rayon, de vieux livres dans un état de conservation plus que limite attendent une restauration.

Entrepôt des archives de la SNCF

La visite se termine par l’exposition sur la vie du cheminot de l’entrée aux examens. Quels sont les critères d’entrée, les examens, les promotions et les souhaits des cheminots. Sur une dizaine de cadres, on retrouve une multitude d’informations tirés des fiches de personnel.

Pour finir, ce qui intéresse les généalogistes, comment obtenir des informations sur nos ancêtres cheminots? Rien de plus simple: contacter le Centre via le mail suivant : archives.beziers@sncf.fr . Par retour de mail, un lien dirigeant vers un questionnaire en ligne permettra de préparer votre recherche. Le personnel interrogera sa base de données pour vous répondre dans les plus brefs délais. Pour ma part, j’ai fait une demande, il y a quelques mois, qui malheureusement n’a pas abouti. D’après les informations du personnel, le maximum d’informations se situe entre 1850 et 1950. Malheureusement, le service d’archives n’existant que depuis peu, beaucoup de fiches et dossiers sont encore dans les gares de France.

La visite se termine par quelques questions et remarques. J’ai beaucoup appris, plus sur l’archivage que la SNCF, mais c’était le but! Je vais de mon côté relancer une demande afin de voir s’il y a du nouveau dans leur base de données.

Pour aller plus loin et découvrir ce que l’on trouve dans ces dossiers, je vous renvoie vers le blog d’Elise et ses recherches

#MissionG7 : Le défi touche à sa fin

L’histoire de ma #MissionG7 débute avec un arbre généalogique papier offert par mon frère lors du dernier Noël. Je me suis dis qu’il serait intéressant de le compléter et de le présenter lors du prochain Noël. Au début de ce projet, j’avais encore la branche de ma grand-mère maternelle entièrement vide dans ma généalogie et d’autres petits trous. Les recherches touchant au but, je vous propose de suivre la fin de mes recherches, en vérifiant les oublis de recherches, les actes manquants et leurs pistes de recherche consacrées.

Etat des lieux :

Ma généalogie sur 7 générations

Vérifications des données manquantes :

Afin d’être sur d’avoir toutes les dates et copies d’acte, j’ai effectué quelques vérifications sur mon arbre. Pour comprendre comment je réalise ma vérification des données, je vais vous expliquer comment je fonctionne.

À chacune de mes recherches, j’intègre les données dans mon logiciel Hérédis 2017 via la saisi par acte. Cela me permet d’avoir une homogénéité de travail. En terme de sources, je fonctionne par lieux (ville, village…) et non par évènements. Puis je complète par l’intégration d’une copie de l’acte dans les médias. Au final pour chaque évènement, j’ai toujours une (ou plusieurs) sources et médias rattachés.

Préalable: Afin de ne cibler les recherches que sur 7 générations, je réalise un « Arbre Ascendance Illimité » sur 7 générations, puis je retourne dans la fonction « Recherche Intelligente » et j’effectue mes recherches avec « Tous les critères » dans « l’arbre ».

  • Évènement sans média ou sans source

Je recherche alors tous les « Évènements majeurs » dont le « Média » n’existe pas. Je mets en évidence les naissances, mariages, décès et contrats de mariage dont je n’ai pas de média dans mon fichier. On peut affiner en rajoutant une variable « Date précise/imprécise ». De même pour les sources.

Liste des évènements sans médias

  • SOSA sans évènement majeur

En utilisant l’outil « Suivi des Recherches » dans le Tableau de bord, j’ai accès directement aux actes manquants. Par exemple, à la génération 5, je n’ai que 85% d’Avancement des recherches, puisqu’il me manque certains actes.

Suivi des Recherches

Au final, il me manque 63 actes (Naissances, Contrat de Mariage, Mariage, Décès) à rechercher sur mes 4 branches (grand-parents). J’ai classé les recherches par difficultés, entre facile, moyen ou impossible (registre disparu, date trop récente). La #MissionG7 est lancée!

#RDVAncestral – Jules Lacombe au coeur de la Bataille de Zillisheim

Après quelques semaines d’absence, me voici de retour pour ce RDVAncestral. Partons 103 ans en arrière, le 19 août 1914, vers 17h entre Zillisheim et Flaxlanden proche de Mulhouse rencontrer mon AAGP, Jules Emile Lacombe.

Alors que je remonte le 7ème bataillon du 296ème Régiment d’Infanterie, je me place dans les premières lignes, à côté de Jules, rythmant notre marche avec son tambour. Il me raconte sa mobilisation.

Il était dans les vignes de Quarante, petit village proche de Béziers dans l’Hérault quand il a appris la nouvelle. La France vient de déclarer la guerre à l’Allemagne. Le 3 aout, il est dirigé vers Béziers où vient d’être constitué le 296 Régiment d’Infanterie dont il fera parti. Il embarquera le 12 août en direction de Montbéliard, où le régiment entrera dans la 66ème Division de Réserve.

Bataille de Zillisheim-Flaxlanden 19 aout 1914

 

Les ordres sont tombés rapidement, direction Mulhouse. Après un cantonnement à Traubach le Haut le 18 août, il me dit qu’il marche depuis 5h, ce matin direction le Rhin. Les supérieurs sont formels, les Allemands ont fui l’Alsace. Sur des kilomètres, nous pouvons voir les colonnes par quatre composées de milliers de soldats. Au loin devant nous, on distingue les Dragons du 19ème qui partent en direction de Zillisheim, mais le pont est barricadé. Nous allons faire le tour avec la 22ème compagnie par le Nord et Brunstatt. Proche de la forêt, nous sommes surpris par un feu nourri de l’armée Allemande. A mes côtés, Jules qui menait le rythme avec son tambour est blessé au flanc par un tir de fusil. Il est alors amené au niveau de l’ambulance n°1 de la 66ème Division pour les premiers soins.

Forêt entre Flaxlanden et Zillisheim

Lisière du bois, lieu possible de sa blessure.

Alors qu’au loin nous entendons les tirs des fusils et les bruits des canons, nous allons avec Jules vers Zillisheim, un village au sud où vient d’être installé un hôpital de fortune. On se retrouve au petit séminaire avec 1 200 autres soldats français. Les pertes sont énormes pour cette première bataille. La canonnade durera une grande partie de la nuit.

Petit Séminaire de Zillisheim, hôpital de fortune en 1914.

Jules va souffrir jusqu’au 21 août, où il rendra son dernier souffle. Son certificat de décès est réalisé par François Blayac, officier d’administration de 2ème classe, gestionnaire de l’ambulance n°1 de la 66ème Division.

Stèle de la bataille de Zillishiem-Flaxlanden en hommage au 296 RI

Rarement cité dans les journaux de marche, ni dans aucun autre document sur cette bataille, je rends hommage à mon ancêtre Jules Emile Lacombe. Le 19 août 2015, j’ai été convié par la mairie de Zillisheim à la cérémonie d’hommage de cette bataille, où le 97ème Régiment d’Infanterie alpine subira d’énormes pertes. J’ai pu y réaliser quelques photos des lieux de la bataille et du lieu probable de sa blessure. Malheureusement, je n’ai pas pu accéder à un registre particulier tenu par le curé de la paroisse Flaxlanden, le père Peter. Ce dernier a mentionné les différents lieux de sépultures (en mentionnant parfois les noms) de 389 français et 33 allemands sans faire de différence. 

Souvenir de la Bataille de Zillisheim-Flaxlanden, le 19 aout 2015

L’outil d’Intégration Individuelle de Généanet

Depuis quelques mois, Généanet propose une extension WordPress pour illustrer nos articles d’une fiche de nos ancêtres. Passé un peu inaperçu, je vous propose de suivre pas à pas son installation et l’utilisation.

Installation :

L’actuel texte de présentation de l’outil étant en anglais (mais en cours de traduction), je me permets de vous donner les grandes lignes pour l’installation.

La première chose est de télécharger et d’installer l’extension Généanet Embedded Individual. Pour cela, dans le Menu Extensions -> Ajouter, il suffit de rechercher le module.

Une fois installé, il est recommandé de faire la même démarche avec l’application Shortcake qui permettra de faciliter l’intégration de la fiche Généanet sur vos articles. (*)

Lors de la rédaction d’un article, il vous suffira de cliquer sur « Add Post Element ».

Une fenêtre s’ouvrira pour insérer la fiche dans l’article.

En cliquant dessus, il suffira de compléter les informations nécessaire à l’intégration des données Généanet.

Dans l’onglet « URL de la fiche de l’individu » il vous faut renseigner le lien direct du site Généanet.

Le choix du type de lien permet de modifier la redirection de la fiche. Soit vers la fiche ou l’arbre sur Généanet.

Pour ma part, l’intégration sur l’article en cours de rédaction ne fonctionne pas, mais il semble que ce ne soit qu’un bug d’affichage.

Au final, on obtient une fiche simple avec les informations suivantes:

Photo, Nom et Prénons, n°SOSA, date et lieu de naissance, date et lieu de décès et date, parents et lieu de mariage. Ces informations sont intégrables dans toutes les langues de Généanet. 

Alexandre de RIOLS
N° Sosa :
Voir la fiche
Père :
Mère :
Alexandre de RIOLS
N° Sosa :
Voir l arbre
Père :
Mère :

Utilisation :

Cette solution d’intégration de données est vraiment intéressante. Lors d’une monographie ou d’un article avec plusieurs protagonistes, les fiches Généanet permettent de situer et de visualiser en quelques secondes les grandes lignes de la vie d’un ancêtre! Facilement intégrable, on peut les placer au centre d’un article comme à sa fin.  De plus, en utilisant l’API de Généanet, la mise à jour des données sur le site, devrait mettre à jour la fiche de manière automatique.

L’extension étant récente, je félicite l’initiative et la facilité d’utilisation! Par la même occasion, je propose une idée pour compléter les fiches. La possibilité d’intégrer non pas la fiche mais un arbre réduit (2 générations) de nos ancêtres. Dans le cas de récits familiaux, cela pourrait permettre de bien situer les protagonistes. 

Bravo à Généanet, je vous laisse découvrir cette extension!

(*) Si vous n’utilisez pas l’extension Shortcake, vous pouvez insérer le code sans l’espace après le premier cochet: 

[ geneanet-embed-individual url= »LIEN DE LA FICHE » link_type= »FICHE OU ARBRE » / ]

Bilan du ChallengeAZ 2017

Il est l’heure du bilan pour ce challengeAZ 2017 qui vient de se terminer. Je n’entrerai dans aucune polémique, l’important reste le plaisir de la lecture et du partage.

Coté généalogie :

A la fin du ChallengeAZ 2016, j’étais content d’avoir franchi le cap de la création et la rédaction du blog, mais j’avais quelques déceptions. Cette année, je voulais faire plus clair et instructif. Le choix du thème s’est fait assez naturellement vu l’événement des prochaines semaines. Ma généalogie s’étant pas mal étoffée en une année, il y avait de la matière pour faire tout un challenge sur le sujet de l’amour et du mariage. Tout en rédigeant, j’ai pu aborder des sujets personnels, mais aussi plus technique en proposant des définitions de base ou des astuces de recherches. N’étant pas expert mais amateur, j’aime l’idée de partager pour aider d’autres amateurs.

Mais l’information majeure concernant ma généalogie a été de trouver un cousinage avec Odile, suite à l’article J comme Jeune mariée. Comme quoi le partage et l’écriture m’ont permis de trouver ma première cousine généalogique sur Internet.

  • Coté blog :

Entre le dernier challenge et début juin 2017, peu d’articles ont été mis en ligne. J’avais l’impression de n’avoir rien à dire.  Après une remise en question, j’ai commencé à prendre beaucoup de plaisir à écrire et illustrer mes articles. Le choix des lettres s’est fait naturellement, la rédaction était assez fluide. Au début du mois de juin, j’avais 20 articles sur 26, j’étais confiant sur ma participation. Je ne vous cache pas que la fin a été compliquée, mais j’y suis arrivé. 

Cette année, j’ai aussi accentué ma communication sur ma participation au ChallengeAZ. J’ai donc mis en place une double publication sur Twitter (7h30 et 18h30 en rappel). En plus des tweets, j’ai partagé mes publications sur Facebook. Depuis quelques mois, Généatom existe aussi sur Facebook. En étant membre de quelques groupes, j’ai obtenu de nouveaux lecteurs. Mais bien plus que des lecteurs car les échanges ont été nombreux. Conseils, remarques pertinentes et encouragements, sur Facebook, j’ai été surpris des discussions que l’on peut y avoir. Toutes les statistiques du blog ont été pulvérisées!

 

Pour conclure, un grand merci pour vos lectures, retours en commentaires. Maintenant, il est temps d’aller lire les autres participants sur leurs blog, Evernote ou Flipboard. Un grand bravo à tous les challengers et à nos deux coorganisatrices. A bientôt!

#ChallengeAZ : Z comme Zolie contrat

Quand on passe des mois dans les contrats de mariages de ses ancêtres paysans tarnais, on s’habitue à des dots de quelques livres et peu de matériel. Au moment de mes recherches sur la branche de ma grand-mère maternelle, je suis tombé sur le contrat de mariage de mes arrières arrières grands-parents, Maurice DELAMARE et Amélie AUBERGE. Un contrat passé devant Maitre Charles Firmin AUBERGE, cousin de la future, le 20 octobre 1900, à Melun.

On retrouve premièrement la liste des participants. Le futur et ses parents, la future et ses parents ainsi que sa grand-mère paternelle.
Les articles premier et second définissent les règles du mariages. Le régime matrimonial choisi est la communauté des biens suivant le code civil. Les dettes et hypothèques tenues avant l’union ne seront pas mises en commun.

Extrait du contrat de mariage DELAMARRE Maurice AUBERGE Marie – AD77 69E988

Les articles troisième à septième, vont définir l’apport des futurs.
Maurice apporte personnellement, habits, linges et divers effets personnels, la somme de 2 000 Francs et un droit de bail pour la ferme familiale d’Eprunes. Ses parents apportent en dot pour leur fils la somme de 150 000 Francs.

Extrait du contrat de mariage DELAMARRE Maurice AUBERGE Marie – AD77 69E988

Amélie se constitue personnellement en dot pour ses habits, linges et effet personnels, plusieurs obligations au porteur de la Ville de Paris, du Crédit foncier de France pour la somme de 1500 Francs environ et la somme de 3 000 Francs de la succession de sa grand-mère maternelle. Ses parents lui constituent en dot la somme de 7 000 Francs (en valeur de trousseau à l’usage du ménage) et 20 000 Francs en espèces. Sa grand-mère, veuve AUBERGE lui constitue également une dot pour la somme de 10 000 Francs en avance de donation.

Extrait du contrat de mariage DELAMARRE Maurice AUBERGE Marie – AD77 69E988

L’article huitième à quatorzième vont définir les différents possibilités en fonction des décès, divorces, remplois et autres utilisations.

On est loin des dots de mes petites familles tarnaises. Dans ce cas, il s’agit véritablement de propriétaires terriens aisés, responsables d’une à plusieurs fermes. D’autres contrat sont tout aussi passionnants, listant vaches, ânes, poulet et cochon de la ferme, ce qui donne une image claire de nos ancêtres.

#ChallengeAZ : Y comme xY, dernier mariage de ma ligne agnatique

Comme beaucoup de débutant, ma lignée agnatique a été la première étudiée. Mais ce n’est pas la plus facile! Les actes ne sont pas toujours évident comme l’acte de mariage de Jacques ROUBERT et Marie VENES. Le dernier mariage de cette lignée est celui de André ROUBERT et Marie DONNADIEU à Pardailhan, commune proche de Bize-Minervois. C’est un grand classique dans cette branche, résidence dans l’Aude mais mariage dans l’Hérault!

Famille ROBERT de Bize-Minervois

C’est le 3 février 1655, qu’en l’église Notre Dame de Pardailhan André et Marie se sont dit oui. Les parents des deux familles sont cités. On retrouve Olivier et Catherine PICON(NE) pour les ROUBERT, Jean et Cécile JEAN coté DONNADIEU.

Mariage de André ROUBERT et Marie DONNADIEU – AD34 1MiEC193/1 27/95

Mariage de André ROUBERT et Marie DONNADIEU – AD34 1MiEC193/1 27/95

Pour remonter plus loin, il faudra mettre son nez dans les archives notariales, mais coté Hérault ou Aude? 

#ChallengeAZ : X comme XX, dernier mariage de ma lignée cognatique

Le dernier mariage de ma lignée cognatique ne remonte pas bien loin. Je ne suis pas bloqué, mais c’est la dernière recherche que j’ai effectué dans le cadre de ma mission G7. Ce mariage concerne Adolphe CAILLE (sosa 126) et Sophie RABOURDIN (sosa 127). Il a eu lieu à Sivry-Courtry (Seine et Marne) le 29 avril 1856. L’acte n’est pas présent sur le site des Archives Départementales de la Seine et Marne, mais sur Filae…. Les parents de Adolphe ne sont pas présents puisque décédés, seul son frère Magloire sera témoin. Coté RABOURDIN, on retrouve les parents et deux oncles.

Acte de mariage entre CAILLE Adolphe et RABOURDIN Sophie – AD77 5MI924 151/225

Acte de mariage entre CAILLE Adolphe et RABOURDIN Sophie – AD77 5MI924 151/225

Acte de mariage entre CAILLE Adolphe et RABOURDIN Sophie – AD77 5MI924 151/225

A noter la présence d’un témoin « prestigieux », le Vicomte Justinien Nicolas Clary, député, officier de la Légion d’Honneur et avocat. Il est également le neveu de Désiré CLARY, reine de Suède (1777-1860).

Vicomte Justinien CLARY, député – (c) Wikipédia

#ChallengeAZ : W comme World War I

Vos ancêtres ont vécu en zones de conflit durant la Première Guerre mondiale? Moi aussi.

Les registres de leur mariage ont disparu? Moi aussi.

Quand les registres de l’état civil ne sont plus là, une des solutions est de passer par les registres de l’Eglise.

Le couple Eugène MASSE et Marie GEOFFROY m’a donné du fil à retordre pour combler leur vie. Résidant à Ecordal (Ardennes), les registres ne sont plus là…. surement disparus avec le conflit. La solution est de passer par les registres diocésains. Mais ne faites pas de demande aux archives des Ardennes, ce n’est pas chez eux, mais dans la Marne qu’il faut faire ses recherches.
Après demande et réponse avec le Fil d’Ariane, j’ai obtenu une copie de leur mariage religieux. On retrouve les informations classiques, nom, prénom et date de naissance des mariés, nom, prénom et métiers de leurs parents et témoins.

Acte de mariage religieux de MASSE Eugène et GEOFFROY Marie – AD51 7J406

C’est une des solutions pour passer outre de ces disparitions qui compliquent nos recherches.

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